Anne Ravanona est PDG de Global Invest Her, une plateforme qui aide les entrepreneures à lancer leur startup et lever des fonds.

Au fil de ses rencontres, elle a décelé un comportement spécifique chez les femmes qui cherchent à lever des fonds : elles ont toutes tendance à demander la même somme d'argent, dit-elle.

"Je ne veux plus entendre 'je veux lever 500.000 euros', ça m'énerve!", a-t-elle asséné lors de la journée Inclusive Tech Summit organisée par Paris Pionnières lundi 12 juin à Paris. 

"Les hommes n'ont aucun problème pour demander plus d'un million", a continué la femme d'affaire, consciente de l'auto-censure des entrepreneures, qui n'oseraient pas demander de sommes plus importantes. "Il est impossible que ces femmes aient toutes besoin de la même somme!", s'est-elle indignée avec le sourire.

Selon Anne Ravanona, la majorité des femmes qui veulent entamer une première levée de fonds ne demandent des ressources que pour un an, au maximum. "Il faut demander assez d'argent pour tenir 18 à 24 mois", a-t-elle insisté. 

En 2016, les startups tech dirigées par des femmes en France ont levé 1,8 million d'euros en moyenne, selon le Baromètre StartHer-KPMG, soit moitié moins que celles dirigées par des hommes (3,5 millions d'euros en moyenne).

[Dans une première version de cet article, le titre indiquait que Global Invest Her était un "fonds d'investissements", et non une plateforme qui aide les entrepreneures à lever des fonds]

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