Par l'intermédiaire du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, l'exécutif a annoncé hier que l'Etat allait engager un plan de privatisations. Il compte céder ses participations dans diverses entreprises, dont Engie, la Française des Jeux et Aéroports de Paris (ADP).

Une décision qui profite au titre ADP, en forte hausse mercredi 13 juin. Si les investisseurs sont séduits, des salariés du groupe ont de leur côté affiché leur mécontentement, lors de la visite de Bruno Le Maire au siège de l'entreprise, à Tremblay-en-France, non loin de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. 

Cours d'ADP à 16h, mercredi 13 juin 2018. Investing.com

Le ministre a été accueilli sous les huées, et par des banderoles disant "Non à la privatisation des Aéroports de Paris". "Les salariés ont un statut (...) Ce statut ne sera pas remis en cause", a déclaré Bruno Le Maire à la presse. Le PDG d'ADP s'est également montré rassurant. "Il n'y a strictement aucun effet sur l'emploi de cette privatisation", a déclaré Augustin de Romanet.

L'Etat possède actuellement 50,6% du groupe. "La raison principale (d'une cession de participation), c'est de permettre le développement international d'ADP et de faire d'ADP, demain, le leader mondial en matière aéroportuaire", a expliqué Bruno Le Maire. 

Au micro de RTL, il avait auparavant précisé que la cession de participations se fera "dès que les conditions de marché seront réunies". Le désengagement de l'Etat d'APD ne pourra dans tous les cas pas intervenir avant une évolution de la législation prévue dans la loi Pacte, qui doit être présentée en conseil des ministres lundi 18 juin.

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