Le président américain Donald Trump. REUTERS/Daron Dean

Le livre à paraître du chroniqueur américain Michael Wolff a pris d'assaut les cercles politiques et médiatiques aux Etats-Unis, notamment parce qu'il donne un aperçu rare de plusieurs moments-clés de la campagne de 2016 et des débuts de la présidence côté coulisses.

Les bonnes feuilles de "Fire and Fury" de Wolff, un livre basé sur 200 entretiens conduits durant une période de 18 mois, ont été distribuées à plusieurs publications et ont depuis dépeint un portrait parfois embarrassant de responsables de la Maison Blanche et de la vie de l'administration Trump.

Certains récits parmi les plus fous font sourciller. Les sceptiques vont jusqu'à se poser des questions sur leur véracité, dont la correspondante du New York Times à la Maison Blanche Maggie Harberman qui, mercredi, a qualifié certaines affirmations du livre de "maigres mais lisibles".

"Bien écrit. Certaines choses sont vraies et certaines ne le sont pas. Léger en vérification des faits et en corrections", écrit Haberman sur Twitter.

Suite à la sortie de certains détails les plus captivants, Trump, sa famille, et des responsables de la Maison Blanche vont à l'offensive en mettant en doute la légitimité du livre et pestent contre certaines critiques de Trump énoncées dans le livre.

"Ce livre va clairement se retrouver dans le rayon des fictions à petit prix", affirme Stephanie Grisham, la directrice de la communication de la Première Dame Melania Trump, en référence à une affirmation selon laquelle cette dernière aurait pleuré — et "pas de joie" — quand la victoire de Trump à l'élection présidentielle est devenue inévitable.

Voici les extraits du livre les plus fous dévoilés pour l'instant:

Steve Bannon a déclaré qu'Ivanka Trump était "bête comme une brique".

Ivanka Trump. Thomson Reuters

L'ancien stratège en chef de la Maison Blanche Steve Bannon, dont la relation avec l'équipe de Trump était visiblement tendue dans ses derniers jours en son sein, a qualifié la conseillère principale à la Maison Blanche et fille ainée du président Ivanka Trump de "bête comme une brique", d'après le livre de Wolff.

Bannon a en définitive été renvoyé de l'administration, peu après que le chef de cabinet John Kelly ait commencé à réguler les allées et venues à la Maison Blanche. Bannon s'est depuis embarqué dans une croisade personnelle pour soutenir les candidats anti-système au Congrès lors des prochaines élections de mi-mandat.

Après qu'Ivanka a critiqué publiquement Roy Moore, le candidat de l'Alabama au Sénat empêtré dans un scandal de mauvaise conduite sexuelle, Bannon s'est fendu d'une boutade en référence à ses précédentes remarques: "Il y a une place spéciale en enfer pour les Républicains qui devraient être plus avisés".

"Steve Bannon n'a rien à voir avec moi ou ma présidence", a déclaré Trump après la publication des extraits du livre. "Quand il a été renvoyé, il n'a pas seulement perdu son travail, il a aussi perdu la tête."

Steve Bannon a qualifié de "traîtrise" et d'"antipatriotique" la fameuse réunion entre Donald Trump Jr., le gendre du président Jared Kushner, un avocat qui a des liens avec la Russie, et d'autres.

Steve Bannon. Joe Raedle/Getty Images

La tirade de Bannon contre la famille Trump ne s'est pas arrêtée à Ivanka.

D'après Wolff, il a a aussi affirmé que le rendez-vous controversé entre Jared Kushner, conseiller de la Maison Blanche et gendre de Trump, Donald Trump Jr., et des lobbyistes de la Russie en juin 2016 était "antipatriotique" et une "traîtrise".

"Les trois personnes à la tête de la campagne ont estimé que c'était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger à l'intérieur de la Trump Tower dans la salle de réunion du 25ème étage — sans avocat", aurait déclaré Bannon dans le livre, selon le Guardian.

"Ils n'avaient pas d'avocat. Même si vous pensiez que ce n'était pas traître, ou antipatriotique, ou une mauvaise chose, et je pense que c'est tout cela, vous auriez dû appeler le FBI immédiatement" continue Bannon.

Bannon aurait laissé entendre que Trump Jr. a emmené ces "incapables dans le bureau de son père au 26ème étage".

Bannon serait allé jusqu'à dire que le conseiller spécial Robert Mueller, qui enquête actuellement sur une possible interférence entre la campagne Trump et la Russie pendant l'élection présidentielle de 2016, allait "casser Don Jr. en deux comme un oeuf à la télé nationale".

Trump a refusé de nommer un responsable à cause de sa moustache.

John Bolton.

Bannon aurait aussi confirmé des rumeurs selon lesquelles Trump aurait refusé de nommer l'ancien ambassadeur à l'ONU John Bolton comme conseiller en sécurité nationale, d'après Wolff.

"La problème de Bolton c'est sa moustache. Trump pense qu'il n'a pas la tête de l'emploi" aurait affirmé Bannon. "Vous savez qu'il faut prendre le temps de connaitre Bolton avant de l'apprécier."

Bolton était l'ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies entre 2005 et 2006.

Quand des rumeurs affirmaient qu'il était hors-course pour le poste de Secrétaire d'Etat lorsque Trump a assemblé son équipe, Bolton a répondu par un tweet en décembre 2016: "j'apprécie les conseils de toilette de la part des médias mainstream totalement objectifs, mais je ne raserai pas ma #moustache" a-t-il écrit.

 

Kellyanne Conway a cherché du travail car elle pensait que Trump allait perdre l'élection.

Kellyanne Conway Mark Wilson/Getty Images

La directrice de la campagne de Trump Kellyanne Conway se serait mise à la recherche d'un poste à haute visibilité dans les médias pendant les derniers jours de la campagne en 2016 car elle pensait que Trump allait perdre.

Alors que le livre affirme que Conway était prête à mettre en cause l'ancien président du Conseil National des Républicains Reince Priebus pour la défaite attendue de Trump, elle passait aussi des entretiens pour travailler au sein d'un média d'information, selon le livre de Wolff.

Trump mange de la nourriture de chez McDonald's par peur d'être empoisonné.

Le président américain Donald Trump. Will McNamee/Getty Images

L'amour de Trump pour les fast foods serait liée à sa peur d'être empoisonné, selon Wolff.

"Trump 'avait peur depuis longtemps d'être empoisonné, une des raisons pour lesquelles il aime manger à McDonald's — personne ne savait qu'il allait venir et la nourriture était faite à l'avance en toute sécurité'" écrit Wolff.

Selon d'anciens membres de son staff, Trump aurait l'habitude de commander deux Big Mac, deux sandwichs Filet-o-Fish, et un grand milkshake au chocolat pour ses repas.

Version originale: David Choi/Business Insider.

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