Un Airbus A320 d'Air France atterrissant à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. REUTERS/Christian Hartmann

Après deux mois et demi de vacance, le poste de PDG d'Air France-KLM peine toujours à attirer les candidats, ce qui fait grimper les prix.

Selon une indiscrétion du Journal du Dimanche, la rémunération proposée au futur président pourrait dépasser les 2,5 millions d'euros pour se rapprocher de ce qui se fait ailleurs dans le secteur aérien.

La hausse est conséquente, au vu de la rémunération du précédent patron Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné début mai.

Pour l'exercice 2017, ce dernier a bénéficié — en sa qualité de président-directeur général d'Air France-KLM — d'une rémunération fixe de 600.000 euros à laquelle s'est ajoutée une rémunération variable de 522.000 euros, comme l'indique un communiqué du groupe, daté du 10 avril 2018.

Ce communiqué précise également que Jean-Marc Janaillac a choisi "de renoncer à une partie de sa rémunération variable pour 2017", et qu'il "percevra finalement une rémunération variable d’un montant de 510.000 euros au titre de l’exercice 2017". Soit un total — fixe et variable — de 1,110 millions d'euros. En gagnant, 2,5 millions d'euros, la croissance serait alors de 127%.

Le groupe Air France-KLM, qui navigue à vue depuis le départ de Jean-Marc Janaillac, espère ainsi séduire plus facilement son futur patron.

Vendredi dernier, dans un courrier au personnel du groupe, Anne-Marie Couderc, la présidente non-exécutive par intérim, indiquait que "le processus de recrutement devrait être finalisé dans les prochaines semaines, permettant une mise en place effective de la nouvelle gouvernance en septembre". 

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Plus de 2 mois après la démission de Jean-Marc Janaillac, Air France-KLM n'a toujours pas de patron — et le fait que le job ne soit pas un cadeau n'y est pas étranger

VIDEO: C'est en partie notre faute si les punaises de lit se multiplient — voici pourquoi