Des militants du parti des Verts réagissent aux premiers résultats des législatives allemandes, à Berlin, le 24 septembre, 2017. REUTERS/Stefanie Loos

Quelques 61,5 millions d'Allemands étaient appelés à voter dimanche pour les élections législatives. Ils avaient le choix entre 42 partis et 4828 candidats à travers tout le pays.

Selon la radiotélévision publique ARD, le taux de participation a atteint 75%, en hausse par rapport à 2013 où il était de 71,5%.

Les premiers sondages confirment la victoire du parti conservateur CDU-CSU, permettant à la chancelière Angela Merkel de s'offrir un quatrième mandat. Mais ils révèlent aussi une recomposition profonde des équilibres politiques en Allemagne. 

Voici les résultats provisoires:

  • CDU/CSU (conservateur) : 32,9%
  • SPD (socio-démocrate): 20,5%
  • AfD (extrême droite): 12,6%
  • FDP (libéraux): 10,7%
  • Grüne (verts): 8,9%
  • Linke (extrême gauche): 9,2%
  • Autres: 5%

Avec autour de 33% des voix, le bloc conservateur CDU-CSU obtient un score bien moins large qu'il y a quatre ans, où il avait remporté 41,5% des suffrages. Angela Merkel a admis qu'elles espérait un résultat "un peu meilleur", mais a rappelé : 

"Nous sommes le premier parti, nous avons un mandat pour former le prochain gouvernement et il ne peut y avoir de gouvernement de coalition contre nous."

Alliés du CDU-CSU dans une grande coalition depuis 2013, les socio-démocrates de la SPD essuient un score historiquement bas et ont annoncé d'emblée qu'ils ne participeraient pas à une nouvelle grande coalition, dans l'espoir qu'une "cure d'opposition" relance le parti de centre-gauche. 

Autre fait notable: le parti nationaliste AfD va devenir le premier parti d'extrême droite à entrer au Bundestag depuis la Seconde Guerre mondiale, et, avec 13%, s'offre une victoire plus large que ce qui avait été anticipé dans les sondages. 

Résultat: Angela Merkel va s'atteler à de difficiles tractations pour former une nouvelle coalition. 

Sans la SPD, Angela Merkel va probablement essayer de former une coalition à trois avec avec les libéraux du FDP et les écologistes des Grünen, aux positions divergentes.

"Le futur gouvernement, quel qu'il soit, devrait se préparer à des temps difficiles. Nous allons les traquer, nous allons reprendre notre pays et notre peuple", a prévenu Alexander Gauland, un des deux chefs de file du parti AfD durant la campagne.

La percée de l'AfD a réjoui Marine Le Pen, la présidente du Front national, qui a déclaré sur Twitter

"Bravo à nos alliés de l’#AfD pour ce score historique ! C’est un nouveau symbole du réveil des peuples européens", a déclaré la présidente du Front national sur son compte Twitter.

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