Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg AP Photo/Andrew Harnik

  • Un groupe d'annonceurs a porté plainte contre Facebook, affirmant que la société était au courant de divergences dans ses statistiques vidéos depuis plus d'un an et ne le leur avait pas signalé.
  • Le dernière mise à jour de la plainte, fondée sur 80.000 pages de documents internes, affirme qu'en septembre 2016, Facebook n'employait que deux ingénieurs pour la  correction des erreurs de mesure.
  • Facebook a déposé une requête pour rejeter ces déclarations et affirme que les accusations de fraude sont fausses.

Un petit groupe d'annonceurs attaque Facebook en justice affirmant que le réseau social était au courant de calculs erronés un an avant qu'ils ne leur soient signalés.

Le groupe se nomme LLE One et possède l'entreprise de réseaux sociaux Crowd Siren basée à Las Vegas ainsi que la défunte start-up Quirky. En 2016, le groupe a engagé une action en justice devant les tribunaux fédéraux californiens et vient d'ajouter une plainte. Selon eux, des archives internes suggèrent que "l'action de Facebook a atteint le niveau de fraude". Le dossier du plaignant repose sur environ 80.000 pages de dossiers internes de Facebook.

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En réponse à la plainte, un porte-parole de Facebook a déclaré:

"Cette action est sans fondement et nous avons déposé une requête en rejet de ces accusations de fraude. Il est faux d'insinuer que nous avons essayé de cacher ce problème à nos partenaires. Nous avons immédiatement parlé de cette erreur à nos clients lorsque nous l’avons découverte—et avons mis au courant notre centre d’aide pour expliquer le problème."

L'affaire démarre en septembre 2016, lorsqu'un article du Wall Street Journal révèle que Facebook a mal calculé le temps passé devant les vidéos de 60% à 80%. Le rapport met en évidence un flot d'autres erreurs de calculs rapportées par Facebook et des changements dans la manière dont les indicateurs ont été traitées par le réseau social. Facebook a également mis en place un conseil de mesure et a commencé à travailler avec le Media Ratings Council pour réaliser une révision de ses indicateurs.

Selon la plainte, les statistiques de la vidéo ont été gonflées de 150% à 900%. La plainte affirme également que Facebook était déjà au courant de cette disparité métrique en juillet 2015.

"Dans une réponse interne à une telle enquête, un ingénieur de Facebook a discuté de l'inadéquation numérateur/dénominateur: 'Je me souviens [un autre ingénieur Facebook] avoir mentionné lors du calcul de la moyenne, que nous ne prenions en compte que les vues supérieures à trois secondes, mais que nous les utilisions pour le temps total de visionnage ( y compris les moins de trois secondes)'", est-il écrit dans la poursuite.

Les annonceurs affirment que Facebook était au courant des erreurs métriques

Selon la poursuite, en juin 2016, un ingénieur de Facebook aurait donné suite à une plainte des annonceurs de 2015 concernant le pourcentage moyen de vidéos visionnées. L'ingénieur a écrit qu’il "n'y avait aucun progrès depuis un an" et il a continué à faire un compte-rendu des indicateurs pendant plusieurs mois en utilisant une "stratégie sans Relation Presse", ce qui évitait d’attirer trop l’attention sur l’erreur, selon la poursuite.

LLE One affirme également que des documents internes ont révélé que Facebook n'avait jamais procédé à une révision complète de ses statistiques vidéo avant septembre 2016 et que l'équipe Video Insights—qui était chargée d'enquêter et de corriger les erreurs—n'employait que deux ingénieurs pour la correction des erreurs.

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