Carlos Tavares, président du directoire de PSA Peugeot Citroen, au Mondial de l'Automobile, le 29 septembre 2016. REUTERS/Jacky Naegelen

Le 2 janvier, les constructeurs français affichaient un sourire de lendemain de fête: les ventes de voitures neuves en France avaient progressé de 5,1% en 2016, avec plus de 2 millions de véhicules vendus.

Mais ce nombre cache une autre réalité: 1 voiture neuve sur 6 immatriculée serait un véhicule de démonstration ou de courtoisie, indique Les Echos.

Comme chaque année, les constructeurs ont réalisé des ventes dites tactiques, une pratique qui consiste à immatriculer des véhicules neufs auprès des autorités pour ensuite les écouler dans les réseaux de concessionnaires, explique le journal.

Si les particuliers peuvent en bénéficier en achetant des modèles revendus quelques semaines plus tard à un prix parfois inférieur de 20 à 30 % à celui du catalogue, cette pratique créé un risque à long terme: celui de faire chuter les prix de tout le marché automobile.

"C'est une fuite en avant qui se répercute sur toute la chaîne. Inonder le marché de véhicules au rabais, cela pénalise les ventes neuves, la valeur de revente, les occasions. Tout le monde y perd", explique un ancien patron de marque aux Echos.

Pour un constructeur en difficulté, ce subterfuge permet d'afficher de meilleurs résultats et donc de potentiellement présenter une meilleure part de marché. Selon les Echos, Fiat, Alfa-Romeo, Opel et DS seraient les champions en 2016, avec des taux de ventes tactiques approchant les 40%.

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