Supporters suisses à la Coupe du Monde de football 2018. REUTERS/Arnd Wiegmann

Deux semaines après SCX, une autre plateforme spécialisée dans les échanges de crypto-monnaies voit le jour en Suisse. Et ses fondateurs se montrent plutôt ambitieux.

"Nous voulons créer un équivalent européen du Nasdaq pour les actifs numériques", a déclaré au journal Le Temps Lamine Brahimi, l'un des quatre cofondateurs de cette nouvelle Bourse, et ancien responsable de la digitalisation à la banque helvète Lombard Odier.

Baptisée Taurus, la plateforme de trading doit accueillir tous les actifs numériques qui peuvent être enregistrés sur une blockchain, ainsi que les jetons (tokens) émis dans le cadre des levées de fonds en crypto-monnaies (ICO). 

Ses fondateurs font valoir le cadre réglementaire dans lequel elle s'inscrit. "La Finma (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers suisse, ndlr) a déjà autorisé notre activité de courtage et nous voulons obtenir une licence de négociant en valeurs mobilières, afin de remplir les plus hauts standards institutionnels, ce qui nous distinguera des autres acteurs européens", précise l'avocat Oren-Olivier Puder, spécialisé dans le droit bancaire, également cofondateur de Taurus.

Face aux piratages et très nombreuses ICO frauduleuses, la sécurité est l'un des principaux enjeux des plateformes d'échanges de crypto-actifs. 

"Le risque zéro n'existe pas, cela étant, le fait d'être réglementé en tant que négociant en valeurs mobilières impose des garde-fous et des contrôles importants, mais la sécurité vient surtout de l'infrastructure et de la cybersécurité mises en place", ajoute Oren-Olivier Puder.

Etre négociant en valeurs mobilières implique de posséder un capital d’au moins 1,5 million de francs suisses (1,3 million d'euros), précise Le Temps, en s'appuyant sur une ordonnance sur les Bourses.

Des experts de la sécurité 

Pour assurer un cadre sécurisé aux investisseurs, Taurus bénéficie en outre de l'expérience de plusieurs pointures dans le domaine, comme Jean-Philippe Aumasson, docteur en cryptographie de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, et auditeur de protocoles blockchain, la technologie sur laquelle reposent les monnaies virtuelles. Thomas Roth, classé dans les "under 30" du magazine Forbes pour son expertise en matière de sécurité, fait aussi partie de l'équipe.

La startup, qui compte pour le moment une dizaine de collaborateurs, a déjà levé plus d'un million de francs suisses et entend réaliser une deuxième levée de fonds au cours des prochains trimestres. A côté de la plateforme d'échanges, elle développe des solutions de stockage sécurisé pour les actifs numériques et une banque suisse figurerait déjà parmi ses clients.

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