Nigel G

Nigel Farage, le leader du parti Ukip qui était pour que le Royaume-Uni sorte de l'UE. REUTERS/Toby Melville/File Photo

Le Brexit n'a pas eu les effets négatifs immédiats sur la croissance du Royaume-Uni que les analystes imaginaient. 

C'est ce qu'a admis le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, lors d'une interview au think tank Institute for Government, jeudi 5 janvier 2017:

"Nous avions prédit un ralentissement plus violent que ce qu’il s’est passé, de même que presque tous les grands instituts de prédiction", a-t-il affirmé.

La Banque d'Angleterre avait prédit que le Royaume-Uni s'enliserait dans la stagnation, voire la récession, si les citoyens votaient en faveur du Brexit.

Il n'en est pourtant rien.

Comme l'a relevé le Monde : la croissance de son PIB devrait atteindre 2,2% de croissance pour l'année 2016, faisant de l'économie britannique "la plus dynamique de tous les pays du G7".

A titre de comparaison, le gouvernement français table au maximum sur 1,5% de croissance pour 2016 et de nombreuses institutions misent sur 1,3% de croissance.

Les Britanniques ont en fait continué à consommer de la même manière, même après la victoire du "leave" au référendum le 24 juin 2015. 

"La profession [d'analyste économique] est en effet en crise", a concédé Andy Haldane, après qu'on lui a demandé s'il comprenait la défiance des citoyens envers les prévisions des spécialistes.

Il a d'ailleurs comparé l'incapacité des économistes à prévoir la crise économique de 2008 à la célèbre erreur du météorologiste Michael Fish de 1987.

Il s'était alors moqué d'une auditrice qui avait appelé pour prévenir de l'arrivée d'une tempête en Angleterre, en assurant qu'il n'y en aurait aucune. Le soir même, une grande tempête a fait 22 morts dans le sud de l'Angleterre.

Mais Andy Haldane maintient toutefois que le Brexit devrait avoir des conséquences négatives sur la croissance sur le Royaume-Uni, mais plus tard, en 2017:

"Les données nous ont surpris à la hausse, pour l'instant. (…) Est-ce que cela a fondamentalement changé notre vision de l’économie britannique pour les années à venir ? Pas vraiment. C’est plutôt une question de 'timing'", a-t-il précisé.

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