Paris, Francfort, Amsterdam: ces trois villes se battent pour attirer les talents de la finance londonienne, une fois le Brexit officiel.

A condition que dans 20 mois, à l'issue des négociations, Londres ne réussisse pas à conserver les milliers d'emplois de la City. Ce qui est loin d'être fait.

Mais cette guerre de l'attractivité ne se limite pas à la finance.

L'Europe est devenue tendance pour investir dans tech. Ses startups ont levé 8,3 milliards d'euros auprès d'investisseurs (private equity, capital-risque) en 2016 selon la banque d'affaires Bryan Garnier.

Fonds et entrepreneurs extra-communautaires — habitués à voir Londres comme la porte d'entrée sur un marché de 300 millions de consommateurs — se demandent où va désormais se situer le centre de gravité.

"Avec le Brexit, les investisseurs ont compris qu'il fallait se tourner vers l'Europe occidentale. La façon d'adresser le marché ne réside plus forcément dans le seul recrutement d'un managing directeur à Londres", estime Denis Barrier, co-fondateur et directeur général du fonds Cathay Innovation, installé à Paris, San Francisco, New York, Shanghai et Beijing.

Dès lors, les regards étrangers — notamment en Asie — se tournent  vers la France, l'Allemagne et les Pays-Bas s'avance le financier, chaque pays ayant ses caractéristiques.

"Vu de l'international, ça tourne autour de ces trois pays. Il y a un super écosystème en France qui commence à peser. En Allemagne, la tech compte aussi beaucoup. Les Pays-Bas ressemblent un peu plus à Londres. Un investisseur, une entreprise verra peut être plus ce pays comme un endroit pour y installer un siège à travers des incitations fiscales", analyse Denis Barrier.

Créé en 2015, Cathay Innovation vient d'effectuer le closing final de 287 millions d'euros. Il a déjà investi dans 12 startups en Europe, aux Etats-Unis et en Chine avec des tickets qui peuvent aller de 3 à 15 millions d'euros. Drivy et Alkemics dans l'hexagone ont levé de l'argent auprès de Cathay.

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