La Première ministre britannique Theresa May tourne le dos à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, lors d'une conférence de presse commune, le 4 décembre 2017. REUTERS/Yves Herman

Le gouvernement britannique et l'Union européenne n'ont pas réussi à se mettre d'accord lundi 4 décembre sur les modalités de la sortie du Royaume-Uni, mais ont enregistré des progrès importants, a annoncé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à l'issue d'un entretien avec Theresa May.

"Nous avons eu une rencontre franchement constructive", a déclaré le chef de l'exécutif européen.

"(Theresa May) est une âpre négociatrice (...). Elle défend le point de vue de la Grande-Bretagne avec toute l'énergie que nous lui connaissons", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse avec la chef du gouvernement britannique.

"En dépit de tous nos efforts et des progrès importants que nous avons, avec nos équipes, réalisés ces derniers jours sur les questions en suspens, il n'a pas été possible de parvenir à un accord complet", a-t-il ajouté, tout en ajoutant: "Ce n'est pas un échec."

Jean-Claude Juncker s'est dit confiant dans la possibilité de parvenir à un accord avant le Conseil européen des 14 et 15 décembre.

"Comme l'a dit le président Juncker, nous avons eu aujourd'hui un entretien constructif. Les deux parties travaillent dur en bonne foi, nous négocions durement", a déclaré Theresa May.

"Nous nous reverrons avant la fin de la semaine", a-t-elle précisé, se disant également confiante dans l'issue des discussions.

La semaine dernière, des informations de la presse britannique laissaient entendre que le Royaume-Uni avait proposé de payer l'essentiel de ce que l'Union européenne lui réclame pour régler la note du Brexit. La somme que proposerait le gouvernement britannique tournerait autour de 50 milliards d'euros, selon The Telegraph et The Financial Times.

Londres et Bruxelles doivent s'entendre sur trois dossiers avant de passer à la seconde phase des négociations consacrée à la période de transition post-Brexit et aux futures relations commerciales entre les deux parties:

  • la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord;
  • la facture du divorce;
  • et le statut des ressortissants européens résidant au Royaume-Uni après le Brexit.

Le gouvernement britannique espère obtenir le feu vert à l'ouverture de cette seconde phase lors du Conseil européen de la mi-décembre.

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