Facebook/Business Insider

  • Aleksandr Kogan, l'universitaire britannique à l'origine du siphonnage des données personnelles de millions d'utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, a dit que les messages privés des utilisateurs avaient aussi été collectés.
  • Il a recueilli des messages privés envoyés et reçus par des gens qui ont téléchargé l'appli, The Digital Life.
  • Facebook avait fait allusion au fait que les boîtes de réception pouvaient avoir été corrompues plus tôt cette semaine et un article du Guardian a confirmé cela également.

L'appli de collecte de données, qui a permis à Cambridge Analytica de recueillir des informations privées sur 87 millions de profils d'utilisateurs de Facebook, a aussi pu accéder aux messages privés des utilisateurs, rapporte le Guardian, ce vendredi 13 avril 2018.

L'appli de quiz, "This is Your Digital Life", développé par l'universitaire britannique Aleksandr Kogan pour l'entreprise d'analyses de données britannique Cambridge Analytica, a siphonné à la fois des messages entrants et sortants provenant de plusieurs milliers de comptes d'utilisateurs ayant téléchargé l'appli. 

Le nombre de personnes dont les messages ont été dérobés est inférieur au 87 millions de personnes dont les données ont été siphonnées de la même façon. 

Mais cela représente un recueil d'informations bien plus intrusif que les likes de pages, les anniversaires, les lieux de localisation et les traits de personnalité etc qui ont été recueillis depuis d'autres profiles. 

Aleksandr Kogan. CNN

Plus tôt cette semaine, Facebook a averti que les personnes ayant utilisé l'appli de Kogan "pourraient avoir" partagé des messages provenant des boîtes de réception des utilisateurs. Kogan a semblé confirmer cela dans une interview accordée au NY Times.  

L'universitaire a nié avoir transmis ces informations à Cambridge Analytica afin d'influencer des campagnes électorales.

Toutefois, The Guardian a dit que le lanceur d'alerte Christopher Wylie avait regardé avec attention certains des messages directs sur la base de données de Kogan et avait conclu qu'il n'était pas "clair" s'ils avaient été utilisés par Cambridge Analytica et ses associés.

Le Britain's Information Commissioner's Office, équivalent britannique de la Cnil, enquête toujours sur le scandale de Cambridge Analytica impliquant le réseau social Facebook. Son patron a dû d'ailleurs s'expliquer pendant deux jours devant le Congrès américain à la suite de cette affaire.

Version originale: Alexandra Ma/Business Insider

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