François Fillon à son QG de campagne le 21 avril 2017. REUTERS/Christian Hartmann

Au dernier jour de la campagne officielle et à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle, plusieurs candidats ont réagi, vendredi, à la fusillade qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Elysées la veille. 

La candidate d'extrême droite, Marine Le Pen, a été la première à commenter l'attaque:

"Puisque le pays est en état de guerre, la réponse doit être globale et totale."

La présidente du Front national a évoqué la nécessité de fermer les frontières et l'expulsion des personnes étrangères fichées S — ce qui peut inclure aussi bien des hooligans, des militants d'extrême droite ou d'extrême gauche, des zadistes et des personnes soupçonnées de préparer des attentats.

La réaction de Marine Le Pen a été suivie de celle de François Fillon. Dans une allocution depuis son QG de campagne, l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a dit vouloir "réarmer" la France d'un point de vue "militaire et culturel" et déclaré: 

"Nous sommes en guerre. Il n'y a aucune alternative, c'est eux ou nous".

"Voilà plusieurs années que j'affirme que nous sommes confrontés à un totalitarisme islamique. Je n'ai cessé d'alerter le gouvernement et mes compatriotes sur l'ampleur et la profondeur de ce totalitarisme", a assuré le candidat Les Républicains.

Emmanuel Macron a pris la parole après 12h30. Le candidat d'En Marche! a dénoncé la "surenchère" de certains et demandé aux Français de ne "pas céder à la peur, à l'intimidation":

"C'est la démocratie qui est visée, c'est notre cohésion que [les terroristes] veulent ébranler. (...) Ceux qui nous attaquent n'ont pas à décider de qui nous sommes."

"Dans ces circonstances, le rôle premier du président de la République est de protéger les Français. J'y suis prêt", a affirmé Emmanuel Macron.

Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a réagi sur sa chaîne YouTube, vendredi après-midi. 

"Notre premier devoir est un devoir de sang-froid. (...) Nous ferons triompher notre cause en faisant triompher nos manières d'être."

Jean-Luc Mélenchon a appelé à cesser les polémiques, "notamment celles qui sont faites contre les responsables actuels du pays". Pour lui, "les valeurs républicaines commandent, exigent, que l'on achève dignement cette campagne électorale, en n'annulant aucune réunion". 

En fin d'après-midi, Benoît Hamon a, à son tour, commenté la fusillade de la veille. En déplacement à Carmaux (Tarn), dans le fief de Jean Jaurès, le candidat du Parti socialiste a asséné: 

"Nous ne céderons rien, pour qui nous prennent-ils? La France n'obéit qu'à elle-même, que croient-ils?"

Benoît Hamon a justifié le fait de continuer à faire campagne en déclarant refuser "de faire le cadeau aux terroristes, aux fanatiques, aux ennemis de la démocratie, de mettre entre parenthèses, justement, la démocratie, de suspendre la démocratie, d'arrêter la démocratie quand eux le décident".

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