Carlos Ghosn au CES à Las Vegas, 9 janvier 2018. REUTERS/Steve Marcus

Renouvelé le 15 février dernier, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, pourrait ne pas aller au bout de son mandat de quatre ans à la tête du constructeur automobile.

Dans une interview au Financial Times publiée ce jeudi matin, il a indiqué qu'il ne s'attendait pas à passer "quatre années de plus" à tête de Renault, qu'il dirige depuis 2005.

"Vous pouvez suspecter que j'arrête d'être directeur-général de Renault avant 2022", a-t-il déclaré.

Lors de sa reconduction en février, il s'était engagé au cours de son nouveau mandat à rendre l'alliance des trois constructeurs Renault-Nissan-Mitsubishi Motors "irréversible". 

La déclaration d'aujourd'hui suggère que Carlos Ghosn estime qu'il aura terminé cette tâche avant 2022, ce qui, d'après le Financial Times, pourrait ouvrir la voie à une modification des structures de participations croisées entre les trois constructeurs.

Carlos Ghosn qui préside également Nissan et Mitsubishi Motors, restera président de Renault et président et directeur général de l'Alliance. La direction générale de Renault échoirait alors à Thierry Bolloré, actuel numéro deux, nommé directeur-général adjoint en février dernier, justement dans l'optique de succéder un jour à Carlos Ghosn.

Cette succession à venir sera sans nul doute dans les esprits des actionnaires vendredi après-midi, lors de l'Assemblée générale annuelle de Renault, au même titre que la rémunération de Carlos Ghosn, qui est loin de faire l'unanimité.

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