REUTERS/Peter Cziborra

Les temps sont difficiles pour Casino à la Bourse de Paris. Après avoir dégringolé fin juillet, dans la foulée des résultats semestriels, le titre plonge de nouveau mercredi 8 août.

Le cours de l'action est tiré vers le bas par une note de Bernstein, qui a abaissé sa recommandation sur la valeur à "sous-performance" contre "performance de marché", et réduit son objectif de cours de 26% pour le ramener de 35 à 26 euros.

Les analystes de la banque américaine estiment que les magasins franchisés pèsent sur les comptes du distributeur français. 

"Nous avons revu l'impact des transactions de Casino avec ses partenaires, principalement les franchisés français, pour mieux comprendre l'impact de ces coentreprises sur la rentabilité et le cash-flow de l'entreprise", expliquent-ils.

Et d'ajouter: "Ces franchisés et leurs transactions ont un impact sensible sur la rentabilité et le cash-flow et doivent donc être pris en compte avec attention pour valoriser la société."

Résultat, Bernstein considère que l'Ebitda de Casino, un indicateur sur la rentabilité opérationnelle du groupe, doit être diminué de 152 millions d'euros pour refléter l'impact de ces opérations sur la valorisation du distributeur.

A la clôture du marché parisien, le titre Casino chutait encore de 6,01%, après avoir dégringolé jusqu'à plus de 8% dans la journée. Il finit lanterne rouge de l'indice SBF 120.

Cours de l'action Casino à la clôture de la Bourse de Paris, le mercredi 8 août 2018. Investing.com

Malmené en Bourse, le distributeur stéphanois a décidé de ne pas se laisser faire et la direction a rejeté fermement l'analyse de Bernstein dans un communiqué. Le groupe a notamment précisé qu'il n'avait aucune obligation de racheter les magasins transférés aux franchisés, pour ses différentes enseignes comme Franprix ou Leader Price.

"Dans le scénario très improbable où tous les magasins transférés devraient être fermés simultanément, le coût exceptionnel pour le groupe serait limité à environ 50 millions d'euros", a également souligné Casino.

Par ailleurs, la société a confirmé son engagement de réduire sa dette financière nette en France d'au moins 1 milliard d'euros cette année. Cet objectif "inclut tous les éléments relatifs aux transactions avec les franchisés", insiste la direction.

Bernstein a émis des doutes sur la capacité du groupe à se refinancer, tenant compte de l'impact potentiel de l'abaissement de sa valorisation.

Comme l'a relevé BFMTV, le titre Casino a signé un nouveau plus bas depuis 1996 en cours de séance, mercredi, tombant à 30,65 euros à 12h35, avant de remonter à un peu plus de 32 euros à la clôture.

Evolution du cours de l'action Casino depuis 1985. Investing.com

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