A health technician analyses blood samples for tuberculosis testing in a high-tech tuberculosis lab in Carabayllo in Lima, Peru May 19, 2016

REUTERS/Mariana Bazo

Les laboratoires pharmaceutiques exercent un fort lobbying auprès des facultés de médecine françaises pour inciter les étudiants à prescrire leurs médicaments plus tard.

Ils utilisent différents moyens: petits-déjeuners offerts, signature d'articles rédigés par la société, organisation d'évènements sur les campus, indemnisation des déplacements à des conférences...

Selon un classement réalisé pour le collectif Formindep publié cette semaine dans la revue PLOS ONE et repéré par Capital, seule une faculté française, sur 39 établissement, a concrètement pris deux mesures restrictives pour limiter les conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique. Il s'agit de Lyon Est.

  1. Lyon Est n'accepte pas la taxe d'apprentissage. Cet impôt versé par les entreprises sert pour 58% à financer directement les centres de formation d'apprentis. Les 48% restants peuvent être éventuellement attribués par les entreprises à l'établissement d'apprentissage de leur choix.
  2. La fac de médecine refuse que des examens blancs soient organisés par des laboratoires pharmaceutiques sur le campus de l'université.

Les auteurs de l'étude publiée dans PLOS ONE soulignent que les facultés de médecine françaises restent dans l'ensemble très dépendantes des entreprises pharmaceutiques. Ils remarquent notamment qu'aucun établissement n'a publié un document qui définit sa politique officielle en matière de conflits d'intérêts.

De plus, aucune mesure restrictive n'a pas été prise dans aucune des facultés françaises de médecine contre plusieurs pratiques de lobby courantes: les cadeaux en tout genre des laboratoires pharmaceutiques, la signature d'articles rédigés par les sociétés pharmaceutiques elles-mêmes ("ghostwriting") ou bien le financement des conférenciers.

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