Victoire de Stéphane Lefebvre et Thomas Dubois sur Citroën DS3 R3T au rallye WRC d'Allemagne. Wikimedia commons/Stefan Brending

Le recul des immatriculations était attendu après la mise en place de nouvelles normes européennes d'homologation en septembre, mais son ampleur est tout de même stupéfiante.

D'après les données publiées ce mercredi 17 octobre 2018 par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), le marché automobile européen s'est effondré de 23,4% sur un an en septembre, à 1.123.184 véhicules vendus.

Le groupe Volkswagen, particulièrement à la peine, affiche un recul de 48% sur un an et, au sein du groupe, toutes les marques sont affectées. Volkswagen dégringole de 52,2%, Audi sombre de 60,7% et Porsche de 68,8% tandis que Skoda et Seat perdent près de 30%.

La nouvelle norme anti-pollution WLTP, en vigueur depuis septembre, est clairement mise en cause. Le groupe allemand avait d'ailleurs déjà averti qu'il ne serait pas prêt à temps pour ce changement. Nombre de ses modèles n'ont pas encore pu être adaptés pour prétendre à être homologués avec cette norme. Ils se retrouvent donc invendables.

Cela profite à PSA qui a mieux anticipé le WLTP. Le constructeur français a tranché dans le vif, abandonnant carrément les motorisations les moins intéressantes à remettre aux normes au profit de certains modèles plus attractifs. La stratégie s'est avérée payante puisque le groupe PSA ne concède qu'un repli limité de 7,7% de ses immatriculations (-4,3% pour Peugeot, -3,4% pour Citroën et -11,2% pour Opel/Vauxhall) avec un total de 198.988 véhicules immatriculés en septembre, contre 171.963 pour le groupe Volkswagen.

PSA leader européen de septembre

Une avance suffisante qui permet à PSA de ceindre — au moins pour un mois — la couronne de premier constructeur européen, aux dépens du groupe Volkswagen qui régnait pourtant depuis des décennies. La part de marché du constructeur français s'envole à 18,2% en septembre contre 15,8% pour Volkswagen.

En revanche, si on regarde les chiffres depuis le début de l'année, le groupe allemand conserve sa première place avec une part de marché de 24,2% contre 16,2% pour PSA de janvier à septembre. 

Parmi les autres constructeurs, les immatriculations du groupe Renault (Renault, Dacia, Lada et Alpine) reculent de 27% mais les ventes de Nissan, partenaire d'alliance de Renault, reculent quand à elles de 43,8%. Celle de Fiat-Chrysler chutent de 32%, celle du groupe BMW de 8,6%, tandis que Daimler est en repli de 11,8% mais Toyota a limité les dégâts avec une baisse de seulement 2,0% de ses immatriculations. 

La perspective de l'instauration du nouveau test WLTP d'homologation des véhicules, au 1er septembre, avait entraîné en août un bond exceptionnel des immatriculations automobiles de plus de 30% dans les pays de l'Union européenne. Une hausse qui s'expliquait notamment par les forts rabais consentis par les constructeurs pour écouler les stocks de véhicules qui ne pouvaient plus être commercialisés à compter de septembre.

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