Becca Hamilton, une joueuse américain de curling. Ronald Martinez/Getty Images

  • Kristin Keim est une psychologue des sports qui a entraîné des athlètes olympiques. 
  • Elle dit que la compétition est souvent la partie la plus simple des Jeux olympiques, car les athlètes peuvent se couper des distractions et faire ce qu'ils aiment.
  • Les athlètes qui ont une bonne raison de concourir — et qui ne sont pas là juste pour gagner — sont plus à même de réussir. 

Si des athlètes du monde entier convergent vers PyeongChang pour les Jeux olympiques d'hiver, la ville risque de déborder d'énergie nerveuse. Quel est le seul moment où les athlètes peuvent oublier leur anxiété? Pendant la compétition.

C'est ce qu'affirme Kristin Keim, une psychologue des sports, qui a entraîné des athlètes olympiques et qui a elle-même été cycliste de compétition.

"Une fois que le top départ est lancé, pour un athlète en plein dans la course, c'est comme s'il était libre", a dit Keim à Business Insider US. 

"Ils n'ont pas affaire aux médias; ils n'ont affaire avec personne. Il s'agit juste pour eux de faire ce pourquoi ils ont été entraînés depuis qu'ils sont petits. Et ils ont le contrôle; ils occupent le siège conducteur". 

Cela signifie que la compétition elle-même est le seul moment où un athlète peut être "dans la zone", "si vous le voulez, sans être distraits par les peurs, les inquiétudes ou encore leurs propres critiques ou celles des autres". 

"Être dans la zone" signifie principalement ne pas se focaliser sur l'issue de la compétition, car cela pourrait distraire. 

Avoir une raison de concourir — autre que de gagner — peut être bénéfique

Dans le HuffPost, la psychologue des sports JoAnn Dahlkoetter cite le champion olympique de décathlon, Dan O'Brien: "Je me souviens d'une rencontre athlétique en Europe où les choses se déroulaient parfaitement. J'étais sur le point de faire ma dernière tentative de saut en hauteur. Alors que l'audience commençait à applaudir, je pensais que si je faisais ce saut, je pourrais gagner ce truc. C'était une grave erreur. Dès que je me suis focalisé sur la médaille, je me suis effondré". 

Dahlkoetter parle d'un "processus de focalisation", ce qui signifie que vous devez vous concentrer à vous atteler à la tâche, mettre votre respiration à zéro ou votre rythme, par exemple — il faut considérer cela comme une méditation en mouvement. 

Keim dit qu'avoir un "pourquoi" — ou une raison de concourir à la première place — peut aider les athlètes à résister à l'obsession de la victoire ou de la défaite. Votre "pourquoi" doit aller au-delà d'être le champion. D'ailleurs, Keim, dit qu'elle propose souvent à ses patients de lire un classique existentiel, "Découvrir un sens à sa vie", de Viktor Frankl.

Quand Keim concourrait en tant que cycliste, son pourquoi était de devenir meilleure — rouler juste un peu plus vite chaque jour. Elle dit que bon nombre de ses patients, dont Megan Guarnier, une cycliste qui a participé aux JO d'été en 2016, avait le même "pourquoi". 

"La compétition est la partie la plus simple", réitère Keim. "Si vous savez juste pourquoi et si vous vous fiez au processus et si vous l'entreprenez comme un voyage. Il ne s'agit pas uniquement des résultats d'une équipe olympique ou d'une médaille d'or — car ça ne vous rendra pas heureux de ne prendre aucun plaisir durant le processus". 

Version originale: Shana Lebowitz/Business Insider US

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