Fillon

François Fillon, le 1er mars 2017. BFMTV

"Je ne me retirerai pas. J'irai jusqu'au bout", a déclaré François Fillon mercredi midi, depuis son QG de campagne.

Le candidat Les Républicains à la présidentielle a expliqué avoir reçu une convocation de juges pour le 15 mars en vue de sa mise en examen. Il se rendra à cette convocation. 

François Fillon avait annulé sa visite prévue le matin même au Salon de l'agriculture, relançant les spéculations sur son éventuel retrait de la campagne présidentielle ébranlée par des soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants.

"Je ne reconnais pas les faits. Je n'ai pas détourné d'argent public. J'ai confié des travaux à des proches car je savais que je pouvais leur faire confiance", a déclaré François Fillon. 

Il a aussi émis des doutes sur le calendrier: 

"Depuis l'origine et contrairement à ce qui a été dit je n'ai pas été traité comme un justiciable comme un autre. (...) L'Etat de droit a été systématiquement violé. La présomption d'innocence a complètement disparu. (...) Que je ne sois pas un justiciable comme les autres, on le voit au simple choix de cette date du 15 mars, deux jours avant la clôture des parrainages, entièrement calculée pour m'empêcher d'être candidat à la présidentielle, et, au-delà, pour empêcher que la droite et le centre disposent d'un tel candidat." 

Les candidats ont jusqu'au 17 mars pour faire parvenir la liste de leurs parrainages. La liste officielle des candidats sera publiée au Journal officiel le 21 mars. Le premier tour de l'élection présidentielle 2017 se tiendra le dimanche 23 avril.

Ce choix de calendrier montre, selon François Fillon que "ce n'est pas [lui] seulement qu'on assassine. C'est l'élection présidentielle."

Après cette annonce, Bruno Le Maire a fait savoir qu'il démissionnait de ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon.

"Le 26 janvier dernier, François Fillon déclarait devant les Français que dans ce cas de figure, il retirerait sa candidature à la présidence de la République française. Je crois à la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique", a justifié l'ancien ministre de l'Agriculture dans un communiqué. 

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