REUTERS/Mikhail Golub

Depuis le début du mois de juillet, plusieurs entreprises ont commencé à calculer le coût la cyberattaque mondiale dont elles ont été victimes le 27 juin dernier. 

C'est notamment le cas du Français Saint-Gobain, qui fait partie de l'une des 200 entreprises dans le monde victimes de cette attaque de type "ransomware" ou "rançongiciel" — nom donné à un logiciel malveillant qui garde en otage des données jusqu'à qu'une rançon soit payée.

Le spécialiste français de la production, transformation et distribution de matériaux a indiqué le 13 juillet dernier que l'impact de ce virus sur ses ventes du premier semestre "devrait être de l'ordre de 1%, dont une partie pourrait être récupérée sur le troisième trimestre".

Une autre cyberattaque de grande ampleur provoquée par le virus informatique WannaCry aurait causé pour 8 milliards de dollars de dégâts économiques, selon le cabinet Cyence. 

Les pertes économiques causées par une cyberattaque pourraient être bien pires, selon un scénario catastrophe imaginé par l'assureur Lloyd's of London et le cabinet spécialisé dans la modélisation de cyber-risques Cyence.

Ces derniers ont évalué le coût d'une cyberattaque prenant comme cible un fournisseur de services de cloud, qui aurait été infecté par un code malveillant conçu pour se déclencher un an plus tard.

Pendant un an, ce virus se propagerait ainsi chez tous les clients du fournisseur de ces services, qui subiront un manque à gagner et des coûts supplémentaires pour réparer notamment réparer leurs systèmes d'exploitation.

Dans ce cas de figure, l'étude réalisée par Lloyd's of London et Cyence estime que l'impact financier pourrait aller de 4,6 milliards jusqu'à 53 milliards de dollars, un chiffre équivalent au coût des dégâts provoqués par l'ouragan Sandy aux Etats-Unis en 2012.

L'étude précise que jusqu'à 45 milliards de dollars pourraient ne pas être couverts par les assurances, en raison de la sous-assurance des entreprises en matière de cybersécurité.

Le 27 juin dernier, au moins 200 entreprises à travers le monde ainsi que les services publics de plusieurs pays ont été victimes d'une cyberattaque de grande ampleur.

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