• La National Security Agency, l'agence de renseignement la plus secrète des États-Unis, aurait été hackée, volée, ridiculisée et infiltrée par des hackers anonymes. 
  • Les cyber-armes de la NSA, qui coûtent une fortune au contribuables, sont maintenant à vendre aux ennemis des États-Unis et ont déjà été utilisées pour des cyberattaques contre le public. 
  • Il y a beaucoup de doutes concernant la NSA, et les experts se demandent si l'agence peut réellement faire son travail. 

Reuters

La National Security Agency (NSA), la plus grande et plus secrète agence de renseignement américaine, a été hackée, volée, ridiculisée et infiltrée par des hackers anonymes, d'après une nouvelle enquête du New York Times. 

En effet, la NSA, qui compile d'immenses mines de données sur les citoyens américains et organise des cyberattaques contre les ennemis des États-Unis, a été victime d'une brèche orchestrée par un groupe connu sous le nom de Shadow Brokers.

Le groupe publie désormais des messages cryptiques tournant en ridicule la NSA pour vendre les cyber-armes, financées par les contribuables américains, au plus offrant, y compris des adversaires de l'Amérique comme la Corée du Nord et la Russie. 

"C'est un désastre sur de nombreux niveaux", dit Jake Williams, un expert en cybersécurité qui a travaillé pour le groupe de hacker de la NSA, au Times. "C'est embarrassant que les gens responsables de cela ne soient pas devant la justice." 

"Ces fuites ont causé beaucoup de dommages à nos services secrets et cyber-capacités", a dit Leon Panetta, l'ancien directeur de la CIA, au Times. "L'objectif principal des services secrets est d'infiltrer efficacement nos adversaires pour réunir des renseignements vitaux. De par sa nature, ça ne fonctionne que si le secret est maintenu et nos codes protégés."

De plus, une vague de cybercriminalité a été rattachée à la diffusion des cyber-armes de la NSA qui ont fuité. 

Une autre source de la NSA qui a parlé avec le Times a décrit l'attaque comme étant en partie de la faute de la NSA. En effet, cette dernière a depuis longtemps donné la priorité à la cyber-attaque au lieu de sécuriser ses propres systèmes, dit la source. Par conséquent, les États-Unis doivent reprendre à zéro sur les cyber-initiatives, dit Panetta.

Version originale: Alex Lockie/Business Insider

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