Deliveroo UK

Un coursier Deliveroo à Bristol (Royaume-Uni). Flickr/CC/Sam Saunders

Le Collectif des Livreurs Autonomes de Paris (CLAP) a décidé de manifester le 28 août devant le siège parisien de Deliveroo pour se plaindre de l'uniformisation des contrats de tous les coursiers, qui ferait passer leur course à un tarif unique de 5€ au lieu de 7,5€ par heure au lancement du service.

Mais cette bataille sur le prix de la course n’est qu'un aspect du problème.

Un des plus gros problèmes des livreurs est le volume de courses. Ils sont en effet de plus en plus nombreux, beaucoup veulent travailler sur les mêmes créneaux, et ils ne reçoivent pas tous assez de commandes pour gagner correctement leur vie — on parle plutôt d'une course à l'heure au lieu de deux.

Jérôme Pimot, le porte-parole du CLAP, a expliqué à Télérama pourquoi il faudrait "sortir de la food tech" pour réduire l'attente des livreurs entre chaque course et mécaniquement augmenter leur revenu horaire.

"Il faut ouvrir la livraison à d'autres secteurs pour faire en sorte que les livreurs puissent travailler toute la journée. La nourriture, c'est seulement le midi et le soir."

Ancien livreur, Jérôme Pimot milite donc pour la création de startups dans d'autres domaines.

S'il existe de plus en plus de services de livraison à domicile — pressing, courses ou même tout ce que l'on souhaite — le marché de la nourriture est tout de même le plus porteur et le plus développé même si la rentabilité des startups de la foodtech fait défaut.

Jérôme Pimot affirme même qu'il faudrait que "l'outil principal de mise en relation entre le client et le livreur n'appartienne pas à une entreprise capitalistique et spéculative".

Il a donc une idée: une entreprise dont les livreurs seraient salariés, et collecterait toutes les commandes et les distribuerait à ses employés. Idéalement, il imagine un "système coopératif" pour s'éloigner de "l'économie collaborative" qui a selon lui renforcé la précarisation de certains de ses acteurs.

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