Le fondateur et DG de Snap, Evan Spiegel. Reuters/Mike Blake

  • Le cofondateur de Snapchat et DG de Snap Inc., Evan Spiegel, dit qu'une bonne règle pour les entrepreneurs est de dire non "à 99% des suggestions entrantes".
  • Spiegel a notamment appliqué cette règle à Mark Zuckerberg en 2013 lorsque le fondateur de Facebook a proposé d'acheter Snapchat.

Le fondateur et DG de Snap, Evan Spiegel, n'a que 27 ans, ce qui en fait le deuxième plus jeune milliardaire à s'être fait seul au monde.

Depuis sa création en 2011, Snapchat est passé d'un humble projet d'étudiant à une société cotée en bourse de plusieurs milliards de dollars, appelée Snap Inc.

Mais les décisions prises par Spiegel dans le développement de l'application de son entreprise, Snapchat, ont souvent irrité ses utilisateurs. Fin février, un tweet de Kylie Jenner à propos de la dernière mise à jour de Snapchat a fait chuter le cours de bourse de Snap.

Lors d'un récent événement à Berlin, Spiegel a parlé de ses décisions et de la plus grande leçon qu'il a apprise au cours des six premiers mois de Snapchat.

La règle des 99% de Spiegel

"L'une des choses les plus importantes, surtout au début, est de devenir très bon pour dire non à tout, parce que cette concentration des débuts, quand les ressources sont limitées, est ce qui va faire la différence si vous essayez de construire une entreprise qui va réussir",  a dit Spiegel à un groupe de jeunes entrepreneurs réunis chez le groupe médias Axel Springer. 

Pendant les premiers mois de la vie de Snapchat, il a souvent eu du mal à savoir quelles propositions et demandes accepter et celles à refuser.

"Je pense que par principe il faut dire non à 99% des suggestions entrantes et vraiment se concentrer sur la création de valeur pour vos clients", a-t-il déclaré.

Le fameux 'non' à Mark Zuckerberg

Cette règle de 99% a fait la différence pour Spiegel — une différence à plusieurs milliards de dollars, même, quand il a rejeté en 2013 l'offre du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, pour acquérir Snapchat.

Zuckerberg était prêt à payer à Spiegel et son cofondateur 3 milliards de dollars pour l'application. Jeudi dernier, la capitalisation boursière de Snap était d' environ 20 milliards de dollars.

Spiegel s'enorgueillit toujours de sa capacité à dire non.

Après une mise à jour de l'application le mois dernier, de nombreux utilisateurs se sont plaints de la nouvelle conception. Plus de 1,2 million de personnes ont même signé une pétition sur Change.org exigeant un retour en arrière de la mise à jour.

Il y a deux semaines, Spiegel a abordé les plaintes dans son discours d'ouverture à la conférence Goldman Sachs Technology and Internet.

"Nous sommes excités par ce que nous voyons jusqu'ici", a-t-il déclaré. "Même les plaintes que nous voyons renforcent la philosophie, les frustrations que nous voyons valident vraiment ces changements."

Donc non, il ne reviendra sur rien

Autres conseils pour les jeunes entrepreneurs

Lorsque Spiegel a organisé ses premières levées de fonds pour Snapchat, il avait 21 ans et n'était pas encore diplômé de Stanford. Il est directement passé d'étudiant à DG.

Mais il n'était pas toujours facile de faire face à la pression liée à la montée en puissance de Snapchat — et la règle des 99% n'est pas le seul conseil qu'il doit donner aux jeunes entrepreneurs.

"La chose la plus importante est de vraiment s'amuser en cours de route et de savourer le processus", a dit Spiegel à Berlin. "Parce qu'à moins de tirer beaucoup de plaisir de la croissance requise — de l'individu comme de l'entreprise — cela peut vraiment vous cramer."

Version originale: Hannah Schwär/Business Insider Deutschland

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