"Star Wars: The Force Awakens". YouTube/feministfrequency

Netflix a engagé des "négociations actives" avec Disney pour tenter de garder certains des contenus du géant du divertissement après 2019, rapporte Reuters ce vendredi 11 août 2017. 

Cette décision fait suite à l'annonce de Disney, mercredi, de lancer sa propre plateforme de diffusion de vidéo à la demande pour ses propres contenus. A partir de 2019, les films appartenant à l'univers Disney et Pixar sont ainsi censés disparaître de Netflix aux Etats-Unis. Mais l'entreprise américaine aimerait pouvoir continuer à diffuser certaines franchises très suivies comme les films tirés de l'univers Marvel ou la saga "Star Wars".

Le même mercredi, le DG adjoint des studios 21st Century Fox a également fait savoir qu'il serait "très ouvert" à l'idée de lancer sa propre plateforme, confirmant que les contenus des studios ne resteraient pas non plus chez Netflix.

Il faut s'attendre "à des discussions difficiles avec les studios et avec les chaînes de télévision", a confié Ted Sarandos, en charge des contenus chez Netflix, à Reuters. 

Le succès de Netflix vient de deux aspects:

  • Ses créations originales, dont le nombre a connu une augmentation fulgurante en cinq ans.
  • Son solide catalogue de films, séries, documentaires, dessins-animés, spectacles, qui permet de faire "rester" des abonnés après leur avoir proposé un mois d'utilisation gratuite.

Si la plateforme a beaucoup investi dans les séries et documentaires originaux pour avoir de plus en plus de produits d'appel alléchants et attirer les nouveaux abonnés, elle a donc besoin d'autres contenus pour les garder sur le long terme.

Or, il arrive encore fréquemment que Netflix perde les droits de diffusion de certains programmes, ce qui agace plus d'un spectateur — il n'y a qu'à observer la réaction des internautes, en plein binge-watching de la série "The L Word" ou "Chuck", découvrir du jour au lendemain que le contenu n'est plus disponible dans leur pays.

En septembre 2016, le site Exstreamist rapportait que le catalogue de Netflix avait fondu de 50% en quatre ans aux Etats-Unis, passant de 11.000 contenus à un peu plus de 5.000.

Du côté des chaînes et des studios, qui produisent les contenus, il est pourtant plus avantageux de développer leur propre moyen de diffusion, au lieu d'aider Netflix (et Hulu, l'autre plateforme américaine concurrente) à concentrer la majorité des oeuvres, et donc renforcer sa position monopolistique.

La chaîne câblée HBO, par exemple, fait de plus en plus d'audience sur ses services de streaming HBO Go et HBO Now. Le premier épisode de la saison 7 de "Game of Thrones" a ainsi été visionné en direct à la télé par 10 millions de personnes, à qui s'ajoutent 6 millions d'internautes en streaming. Au vu d'un tel traffic, elle n'aurait aucun intérêt à vendre ses droits de diffusion à Netflix — en France, HBO a d'ailleurs renouvelé un partenariat exclusif avec OCS —, qui est obligé de composer sans la série la plus populaire du moment dans le monde.

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