L'Assemblée Nationale. YouTube/BFMTV

Le second tour des élections législatives se déroule ce dimanche 18 juin en France.

Il y a encore 573 sièges de députés à attribuer puisque quatre députés ont été élus dès le premier tour.

Le parti La République en marche — sorti largement en tête du premier tour des élections législatives 2017 — devrait obtenir entre 440 et 470 sièges selon le sondage hebdomadaire LégiTrack d'OpinionWay-ORPI pour Les Echos et Radio classique, avec une majorité de nouveaux entrants.

Ce renouvellement va avoir une conséquence directe pour des personnes qui travaillent à l'Assemblée nationale: les assistants parlementaires.

Ils sont aujourd'hui 2018, mais plus de la moitié d'entre eux pourrait perdre leur emploi, selon Le Parisien.

"Selon nos informations, la questure du Palais-Bourbon (NDLR les services administratifs) avait tablé dans ses budgets sur 1200 ruptures de contrats (voir nos éditions du 27 mai dernier). Lundi prochain, 'ils seront vraisemblablement près de 1 500 à perdre leur emploi', s'alarme un des responsables du syndicat national des assistants parlementaires SNCP-FO", écrit le journal.

Les assistants parlementaires sont les victimes collatérales d'un député qui ne se représente pas, n'est pas qualifié pour le second tour ou est en ballotage défavorable.

Face à cette situation, près d'une centaine va saisir les prud'hommes pour demander à requalifier le motif de rupture des contrats.

En effet, les députés doivent invoquer "un motif personnel" et non "économique" pour se séparer de leurs assistants parlementaires — qui n'ont à ce jour aucun statut.

"Si c'est un motif personnel vous touchez 53 % de votre salaire brut, pour raison économique c'est 75 %", explique Mickaël Levy, le responsable du syndicat SNCP-FO, dans Le Parisien.

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