C'est la première vente d'une série qui doit rapporter 10 milliards d'euros à l'Etat.

L'Agence des participations de l'Etat (APE) — investisseur public — a annoncé mardi soir la clôture d'une opération de cession de 4,15% du capital d'Engie pour 1,53 milliard d'euros, notamment via un placement accéléré auprès d'investisseurs institutionnels.

"Cette cession de titres s'est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Ces cessions doivent en effet abonder un fonds pour l'innovation, annoncé cet été et promesse de campagne pour "l'industrie du futur" d'Emmanuel Macron. Ce fonds sera dédié aux investissements dans les technologies innovantes.

"Le produit de cette opération permettra d’alimenter le fonds pour l’innovation, voulu par le président de la République, dès que celui-ci sera constitué. Dans l’intervalle le produit de cette cession est déposé sur le compte d’affectation spéciale géré par l’APE", a confirmé Bruno Le Maire dans un communiqué.

L'Etat a placé 4,1% du capital du producteur et fournisseur de gaz et d'électricité, soit 99,9 millions d'actions, auprès d'institutionnels, à 13,80 euros par action, a précisé l'APE. Il a vendu en parallèle 11,1 millions d'actions, soit 0,46% du capital, qui seront proposées ultérieurement aux salariés et anciens salariés du groupe, au même prix par action, soit un montant total de 153 millions d'euros.

Au terme de l'opération, l'Etat détient 24,1% du capital et 27,6% des droits de vote d'Engie, précise l'APE, qui ajoute qu'il s'agit du "niveau calibré pour permettre une détention de plus du tiers des droits de vote à l'issue du délai prévu par la loi (...) visant à reconquérir l'économie réelle".

L'Etat, qui avait déjà cédé 4,1% du capital d'Engie en début d'année, en détenait 28,65% avant cette nouvelle cession.

Bruno Le Maire souligne dans son communiqué que l'Etat "demeure pleinement engagé aux côtés de l’entreprise pour l’accompagner dans la mise en œuvre du plan de transformation du groupe".

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