Facebook a laissé 60 entreprises, dont Apple, Amazon et Samsung, accéder aux données de ses utilisateurs

Getty/Chip Somodevilla

  • Facebook a conclu des accords de partage de données avec au moins 60 fabricants de produits électroniques, dont Apple, Amazon, Samsung et Microsoft, et beaucoup existent toujours.
  • Le New York Times a révélé que les fabricants d'appareils étaient en mesure d'accéder aux données des amis des utilisateurs, telles que l'état des relations, la religion et l'orientation politique.
  • Facebook a confirmé les accords, mais a dit qu'ils ont été utilisés pour créer des " expériences de type Facebook-like " avant que les boutiques d'applications ne soient la norme.
  • Mais Facebook a rejeté les allégations selon lesquelles les données des amis étaient accessibles aux fabricants sans le consentement des utilisateurs.

Facebook avait des accords de partage de données avec au moins 60 fabricants de produits électroniques, dont beaucoup sont encore en vigueur, selon des révélations du New York Times.

Apple, Amazon, Samsung, et Microsoft font toutes partie des entreprises ayant eu un accord de partage de données avec Facebook au cours des 10 dernières années, selon le Times. Sans consentement explicite, les fabricants étaient autorisés à accéder aux données des amis des utilisateurs, même après que Facebook a déclaré qu'il ne partagerait pas ces informations.

Dans un communiqué en réponse aux révélations, Facebook nie que des informations appartenant à des amis d'utilisateurs ont été partagées sans permission.

Le partage des données a été signalé comme un problème dès 2012.

"Cela a été signalé en interne comme étant un problème de vie privée", a dit au Times Sandy Parakilas, qui dirigeait à l'époque la conformité de Facebook en matière de protection de la vie privée. "Il est choquant de constater que cette pratique peut encore se poursuivre six ans plus tard, et il semble contredire le témoignage de Facebook au Congrès [américain ndlt] selon lequel toutes les permissions d'amis ont été désactivées."

Le Times a rapporté que certains fabricants d'appareils avaient accès à des données d'utilisateur telles que le statut de la relation, leur confession, leur orientation politique et les événements. Il a également constaté que les données des amis des utilisateurs pouvaient être consultées, même si le partage des données était désactivé.

Selon le Times, la plupart de ces accords sont toujours en vigueur, bien que certains aient commencé à être mis en suspens en avril.

Le 10 avril, le DG Mark Zuckerberg a témoigné devant un rare comité mixte du Sénat américain en réponse au scandale de Cambridge Analytica. Une semaine plus tôt, il est apparu que la société de données Cambridge Analytica a pu avoir accès aux données de 87 millions d'utilisateurs, et que la plupart des 2 milliards d'utilisateurs de Facebook ont pu voir leurs données personnelles écrémés par des "acteurs malveillants".

En 2014, Facebook a commencé à mettre fin à l'accès des développeurs d'applications aux données des amis des utilisateurs, qui comprenaient les noms, les anniversaires et même les tendances politiques ou religieuses. Mais l'enquête du Times suggère que les principaux fabricants d'appareils n'étaient pas limités par la même politique.

Ime Archibong, vice-président des partenariats produits de Facebook, a répondu à l'article du Times par un billet de blog intitulé "Why We Disagree with The New York Times" ("Pourquoi nous ne sommes pas d'accord avec le New York Times"). Il a confirmé l'utilisation des accords de partage de données avec une soixantaine d'entreprises — dont Amazon, Apple, Blackberry, HTC, Microsoft et Samsung — qui ont été utilisés pour permettre aux utilisateurs d'accéder à Facebook avant qu'il n'y ait des boutiques d'applications et des systèmes d'exploitation standard.

"Ces partenaires ont signé des accords qui empêchaient que les informations Facebook des gens ne soient utilisées à d'autres fins que pour recréer des expériences semblables à Facebook", a déclaré Archibong. "Contrairement à ce que prétend le New York Times, les informations des amis, comme les photos, n'étaient accessibles sur les appareils que lorsque les gens prenaient la décision de partager leurs informations avec ces amis. Nous n'avons pas connaissance d'abus de la part de ces sociétés."

Archibong a déclaré que la montée en puissance d'iOS et d'Android signifiait que peu de gens se fient aux expériences Facebook sur mesure que ces sociétés avaient l'habitude de fournir, ce qui explique pourquoi la société a commencé à "suspendre" les accords en avril, et 22 ont été terminés à date.

Version originale: Tara Francis Chan/Business Insider

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