Mark Zuckerberg pendant son audition devant le Congrès des États-Unis, mardi 10 avril.
Photo by Chip Somodevilla/Getty Image

  • Pendant son audition devant un comité sénatorial mardi, Mark Zuckerberg a nié — une fois de plus — que l'application Facebook écoutait les conversations de ses utilisateurs avec le micro de leur smartphone. 
  • Le sénateur Gary Peters a demandé au patron de Facebook de régler la question de la théorie du complot, en suggérant qu'il avait entendu dire, par des membres de sa propre équipe, que Facebook "exploiterait les sons" pour récupérer des informations personnelles sur les utilisateurs.

Pendant des années, les utilisateurs de Facebook ont publiquement supposé que l'application les espionnerait peut-être par le biais du micro de leur smartphone, dans le but d'utiliser leurs informations pour cibler avec beaucoup de précision des publicités.

Ce mardi 10 avril, devant une session commune du Congrès des États-Unis, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg a profité de l'occasion pour complètement nier les rumeurs, comme l'a toujours fait le réseau social depuis au moins 2014.

"J'entends toujours cela, même de ma propre équipe", a dit le sénateur Gary Peters avant d'interroger Zuckerberg: "Oui ou non. Est-ce que Facebook utilise les sons obtenus par le biais des téléphones pour avoir plus d'informations personnelles sur ses utilisateurs?"

Zuckerberg a répondu avec un grand "non", et il a appelé cela une "théorie du complot".

"Ce dont vous parlez s'appelle une théorie du complot, dépassée, selon laquelle on écouterait nos utilisateurs à travers leurs micros et on enregistrerait les conversations pour cibler les pubs", a dit Mark Zuckerberg. "On ne fait pas ça".

Zuckerberg a ajouté que le seul moment où Facebook enregistre des sons c'est quand un utilisateur enregistre une vidéo. Et d'après lui, cet audio n'est pas utilisé à des fins publicitaires.

Le sénateur Peters a saisi sa chance et a questionné Zuckerberg sur d’autres rumeurs tout aussi populaires auprès des utilisateurs, sur le rassemblement et l’enregistrement de leurs infos par Facebook, suite au scandale Cambridge Analytica. Par exemple, le sénateur lui a demandé: "Est-ce que je peux croire tout ce que je vois (sur Facebook)?"  et "Qui a accès à mes informations?".

"Facebook est en train de perdre la confiance d’énormément d’Américains à cause de cet incident", a ajouté le sénateur.

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