Le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg. Drew Angerer/Getty Images

  • Certains utilisateurs de Facebook pourront voir les pages liées à la Russie avec lesquels ils ont interagi sur le réseau social pendant la campagne présidentielle américaine. 
  • Facebook ne dira pas aux utilisateurs si la propagande qu'ils ont vu était une publicité payée ou une publication dans leur Fil d'Actualité. 

Facebook a annoncé le 22 novembre qu'il laisserait certains de ses utilisateurs voir si ils aimaient ou suivaient des pages qui appartenaient à des agents russes qui ont voulu attiser les divisions lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Une nouvelle page sera publiée dans la rubrique d'aide de Facebook d'ici la fin de l'année qui montrera si certains comptes ont interagi avec des comptes en Russie, a dit Facebook dans une publication blog

"Cela fait partie de nos efforts en cours pour protéger nos plateformes et les gens qui les utilisent de mauvaises personnes qui essayent de discréditer nos démocraties," a dit Facebook. 

Près de 150 millions d'utilisateurs Facebook ont vu les publications partagées par les pages appartenant à l'organisation de la propagande russe connue sous le nom d'Internet Research Agency, a indiqué Facebook à enquêteurs américains.

Bien que Facebook montrera à certains utilisateurs les pages affiliées qu'ils ont aimé ou suivi, l'entreprise maintient que des raisons techniques et privées l'empêchent de montrer si une telle propagande était publiée sous forme de publicité payante ou de publication dans le Fil d'Actualité. 

Cette initiative de Facebook d'en dévoiler plus au sujet de telles activités sur sa plateforme à ses utilisateurs suit le plan annoncé par Twitter de créer un hub public qui permettrait à n'importe qui de voir toutes les publicités de sa plateforme et comment elles ciblent. Facebook a déjà annoncé son intention de laisser les utilisateurs voir qui est derrière les publicités sur son réseau, mais l'annonce du 21 novembre marque la première fois que l'entreprise s'engage à montrer aux gens des publications non-payantes affiliées à la Russie. 

Version originale: Alex Heath/Business Insider

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