François Fillon s'offre une écrasante victoire à la primaire de la droite et sera candidat à la présidentielle de 2017

François Fillon

Francois Fillon, après avoir voté au 2e tour de la primaire de la droite, le 27 novembre 2016. REUTERS/Gonzalo Fuentes

François Fillon a été investi dimanche soir candidat de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017 avec plus de 60% des suffrages, condamnant Alain Juppé à une éclipse prématurée de la scène politique nationale.

Désigné par près de 67% des électeurs de la primaire, un scrutin inédit à droite couronné de succès (près de 9 millions de votants), l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a affirmé sa volonté de "vaincre l'immobilisme et la démagogie" de la gauche et du Front national, pas leurs électeurs.

Son adversaire du second tour, l'ancien Premier ministre chiraquien Alain Juppé est défait avec un peu plus de 33% des suffrages.

Le scrutin, inédit à droite, est marqué par un nouveau record de participation, qui serait légèrement supérieure à la mobilisation sans précédent du premier tour, dimanche dernier (près de 4,3 millions de votants) : elle se situerait entre 4,2 et 4,6 millions, selon un sondage Elabe pour BFM TV.

Le large plébiscite de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui lui avait apporté son soutien à la suite de son élimination au premier tour, scelle la victoire d'une ligne idéologique conservatrice et libérale face au "libéralisme humaniste" incarné par Alain Juppé.

C'est une défaite amère pour le maire de Bordeaux, 71 ans, inamovible favori des sondages depuis son entrée en lice, en août 2014, face à un François Fillon relégué dans les profondeurs du classement depuis le lancement de sa campagne, en 2013, jusqu'à sa soudaine remontée avant le premier tour qui avait consacré sa candidature à plus de 44%.

Alain Juppé

Alain Juppé à Bordeaux, le 27 novembre 2016. REUTERS/ Regis Duvignau

Alain Juppé, crédité du faible score de 28,6% au sortir du premier tour, avait surpris et heurté jusque dans son camp en menant dans l'entre-deux-tours une campagne virulente envers son adversaire, à rebours des messages d'apaisement du "bonze de Bordeaux" qui avaient dominé sa campagne de premier tour.

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a tenté de jeter le trouble en accusant François Fillon d'avoir une position "ambiguë" sur l'avortement, que François Fillon désapprouve à titre personnel mais ne remet pas en cause du point de vue législatif.

Il a dénoncé en outre la "brutalité" économique et sociale de son programme d'essence ultra-libérale, qui prévoit notamment la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires sur cinq ans, l'injustice présumée de son projet de réforme de l'assurance maladie ou encore sa vision "rétrograde" de la société.

"La réforme ce n'est pas la pénitence, c'est l'espérance", avait-il lancé lors du débat de l'entre-deux-tours, s'attirant cette sentence de François Fillon : "Alain Juppé ne veut pas vraiment changer les choses."

La stratégie contre nature d'Alain Juppé s'est révélée sans effet, voire rédhibitoire pour une part d'électeurs de droite, las des déchirements de la droite.

Selon un sondage Elabe pour BFM TV, 64% des personnes qui on voté dimanche viennent de la droite et du centre, 15% se revendiquent de gauche et 12% se disent sans étiquette. Seuls 9% se présentent comme des sympathisants du Front national.

Le mot d'ordre est désormais à l'unité car la campagne pour la présidentielle commence dès lundi à droite, alors François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls entretiennent toujours le suspense sur une éventuelle candidature.

Pierre-Yves Bournazel, soutien d'Alain Juppé, a appelé au rassemblement sans attendre les résultats dès dimanche soir: "L'unité n'est pas abîmée, il faudra une capacité à rassembler et à additionner les forces", a-t-il dit sur iTELE

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  1. Erwan

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  2. Erwan

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