Le futur ex-Président de la République Francois Hollande, le 3 avril dernier 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

On connait désormais le duel final de l'élection présidentielle française de 2017: il opposera Emmanuel Macron (En marche!) à Marine Le Pen (Front National).

Le second tour du scrutin se déroulera le 7 mai en métropole et la veille dans plusieurs départements et territoires d'outre-mer et pour certains des Français de l'étranger. Si vous partez en week end prolongé, vous pouvez toujours faire une procuration.

Les résultats devraient être connus dès le 7 mai à 20h. 

La passation de pouvoir entre François Hollande et le vainqueur de l'élection devra s'effectuer avant le dimanche 14 mai, date d’expiration du mandat du futur ex-Président. 

Le Président élu disposera alors des pouvoirs que lui confère la Constitution de 1958. Il nommera rapidement son Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement sur proposition de ce dernier.

Dès les premières semaines, il peut:

  • décider de procéder à des nominations aux "emplois civils et militaires de l’État" comme les conseillers d’État, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les ambassadeurs, les préfets et les recteurs d’académie;
  • prendre des premières décisions par décret. Lors du Premier conseil des ministres en 2012, François Hollande avait ainsi décidé la baisse de 30% de son salaire et de celui de ses ministres;
  • prendre des décisions rapides pour peser notamment dans le domaine international et de défense nationale.

Pourtant, le/la Président(e) élu(e) ne pourra pas développer le programme sur lequel il/elle sera élu(e).

Ainsi, il ne pourrait pas proposer un référendum car la Constitution stipule que lorsque il est organisé sur proposition du Gouvernement, "celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat".

Toute grande réforme législative doit passer devant le Parlement. Or, les députés ne siègent plus à Assemblée nationale depuis le mois de février. 

Il devra donc attendre les élections législatives qui se dérouleront les 11 et 18 juin. Il y a 518 sièges de députés en jeu.

Or, l'enjeu de ces élections réside dans la majorité qu'elle donnera au/à la Président élu(e).

A ce sujet, la tâche sera compliquée pour les deux finalistes.

Emmanuel Macron s'est engagé à présenter 50% de nouvelles têtes aux législatives: cette proposition pourrait le contraindre de bâtir une coalition allant de la droite de la gauche à la gauche de la droite.

Quant à Marine Le Pen, sa chance d'obtenir une majorité parait faible, ce qui rendrait plausible l'hypothèse d'une cohabitation si elle l'emportait. Elle ne pourrait alors pas mettre en oeuvre son programme.

La nouvelle session parlementaire débutera environ 10 jours après selon l'usage. En 2012, elle avait repris le 26 juin — neuf jours après le second tour des législatives.

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