Nicolas Brusson, co-fondateur et directeur général de BlaBlaCar, Frédéric Mazzella, fondateur et président, et Francis Nappez, co-fondateur et directeur technique. BlaBlaCar

C'était attendu, c'est officiel: BlaBlaCar a lancé ce 14 septembre son service de covoiturage courte distance en Ile-de-France, après plusieurs mois de tests à Toulouse et Reims.

La présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse avait éventé la nouvelle la semaine dernière sur France Inter.

BlaBlaCar mise beaucoup sur ce nouveau service BlaBlaLines, complémentaire des transports en communs, mais rival d'Autolib ou encore de la startup Wayz'Up, soutenue par la RATP.

"BlaBlaLines fonctionne à pure perte, puisque nous ne prenons aucune commission", précise son cofondateur Frédéric Mazella au Journal du Net.

La Mairie de Paris et la région Ile-de-France sont favorables au service. Mais le président de l'une des rares licornes françaises en attend encore plus de leur part.

Interrogé sur le recours aux subventions pour équilibrer le modèle de cette nouvelle activité, le dirigeant n'a pas nié qu'il en aurait besoin pour développer le produit et ainsi désengorger les rues et routes franciliennes.

"Je pense que les pouvoirs publics, les collectivités et les entreprises vont avoir un rôle à jouer, mais on ne sait ni sous quelle forme ni à quelle ampleur. Leur soutien serait logique, car sinon on parle d'une méthode de transport qui ne serait pas subventionnée, alors que toutes les autres le sont, même le vélo. Cela créerait un déséquilibre", détaille Frédéric Mazzella sur le site du Journal du Net.

Sollicité par Business Insider France pour un commentaire, BlaBlaCar nous a indiqué que BlaBlaLines n'avait bénéficié d'aucune aide financière à ce jour mais que l'octroi à terme d'une subvention serait "logique" selon elle.

Ce lancement intervient dans un contexte particulier.

Concurrencée par les "bus Macron", l'auto-partage (OuiCar, Drivy...), les trains à bas coûts de la SNCF (OuiGo), BlaBlaCar est engagé dans une année importante — si ce n'est charnière — pour sa rentabilité économique et décrocher de nouvelles sources de revenus.

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