La police sur les Champs Elysées, à Paris, après qu'un policier a été tué et un autre blessé jeudi 20 avril 2017. REUTERS/Christian Hartmann

Un policier a été tué et deux autres ont été grièvement blessés lors d'une fusillade sur les Champs-Elysées, à Paris, jeudi soir.

L'assaillant, qui a visé un car de policiers, a été tué.

Un peu après 23 heures, lors d'une allocution depuis la cour de l'Elysée, le président de la République François Hollande a déclaré être "convaincu" que la fusillade est "d'ordre terroriste".

Peu après, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque de policiers via l'agence Amaq, canal habituel de communication de l'organisation. La revendication doit encore être authentifiée. 

Un conseil de défense à été convoqué vendredi matin à 8h. 

Le procureur de la République François Molins a indiqué que l'identité de l'assaillant est connue et "a été vérifiée". Les enquêteurs vérifient s'il y a eu des complicités.

Ce que l'on sait sur le déroulé des faits

Selon le ministère de l'Intérieur, une voiture s'est arrêtée au niveau d'un car de police, un peu avant 21h, au niveau du 102 de l'avenue des Champs-Elysées. Un homme en est sorti pour tirer avec un fusil d'assaut sur les occupants du véhicule.

Il a ensuite tenté de tirer sur d'autres policiers en courant et réussi à en blesser deux, avant d'être abattu.

Une passante, ressortissante étrangère, a également été blessée.

"Des vérifications sont en cours ainsi que des opérations de déminage du véhicule de l'assaillant", a indiqué le ministère de l'Intérieur sur Twitter

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a confirmé vendredi sur Europe 1 que les autorités françaises enquêtaient sur un homme signalé par la Belgique après l'attaque commise jeudi soir sur les Champs-Elysées à Paris.

Des enquêteurs de la police examinent la voiture utilisée par l'assaillant des Champs-Elysees à Paris, le 20 avril 2017. REUTERS/Reuters Tv

La campagne présidentielle bousculée

La nouvelle de la fusillade est parvenue aux candidats à l'élection présidentielle alors qu'ils intervenaient à tour de rôle dans l'émission politique de France 2, "15 Minutes pour convaincre".

François Fillon a indiqué qu'il annulait un déplacement de campagne.

De son côté, le président François Hollande a assuré lors de son allocution: "Nous serons d'une vigilance absolue, notamment par rapport au processus électoral". 

Cet article est régulièrement mis à jour, au gré de nouvelles informations.