Reuters

  • Google a utilisé un des sites qu'il possède en Chine pour tester un moteur de recherche censuré.
  • Il s'agit de 265.com, racheté par Google en 2008.
  • Le gouvernement chinois a indiqué que Google était bienvenu dans le pays, du moment qu'il respecte la loi.

De nouveaux détails continuent d'émerger sur le projet de Google de développer un moteur de recherche susceptible de convenir au gouvernement chinois, qui maintient fermement son contrôle sur la circulation d'informations dans le pays. 

Pour affiner le moteur de recherche, les ingénieurs de Google se sont appuyés sur des échantillons de requêtes de recherche obtenues à partir de 265.com, un annuaire chinois que Google a acquis en 2008, a révélé le site The Intercept mercredi 8 août.

C'était déjà The Intercept qui avait révélé la semaine dernière que Google travaillait sur un moteur de recherche en règle avec le blocage total en Chine de certain sites web et mots-clés. Il s'agirait d'une remise en cause d'une décision prise en 2010 par l'enterprise de sortir son moteur de recherche du marché chinois plutôt que de censurer l'information. 

Cette volte-face apparente a déclenché de nombreuses critiques de la direction de Google par des politiques, experts médiatiques et même certains employés. Plus tôt cette année, Google semblait avoir mis une certaine distance entre lui et l'armée, en promettant de ne jamais utiliser l'intelligence artificielle pour concevoir des armes ou nuire.

Beaucoup de gens ont demandé pourquoi Google refusait de travailler avec l'armée américaine mais cherchait à aider un gouvernement communiste à supprimer la liberté d'expression. Il y a toutefois un groupe qui n'a pas critiqué la décision de Google et c'est le gouvernement chinois. Les médias publics chinois ont salué le retour de Google en Chine, disant que tout irait bien tant que la société respecte la loi, d'après un article du Washington Post

Actuellement, Google.com et certains autres services de la société, comme YouTube, ne sont pas accessibles en Chine, mais 265.com n'est pas bloqué, indique The Intercept. 

"Il semble que Google a, de fait, utilisé 265.com comme un honeypot (serveur ou un soft rendu vulnérable à dessein pour attirer et à piéger des pirates, NdT) pour conduire une étude de marché, stockant des informations sur les requêtes des utilisateurs chinois, avant de les transmettre à Baidu (le plus grand concurrent de Google en Chine)."

Google n'a pas souhaité nous répondre pour commenter ce sujet au moment de la publication. 

Version originale: Greg Sandoval/Business Insider

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