Environ 75.000 tonnes de bonbons Haribo ont été vendues l'an dernier dans l'Hexagone.

Sur ces 75.000 tonnes, Haribo France, première filiale du confiseur allemand, en a produit 51.600, le reste a été importé d'Espagne, de Hongrie et d'Allemagne.

Dans les années à venir, le volume de fraises Tagada, Dragibus etc. importés de l'étranger pour le marché français pourrait augmenter encore plus.

En effet, malgré les bons résultats d'Haribo France, qui a notamment doublé son chiffre d'affaires en dix ans, le groupe allemand va réduire ses effectifs en France de 15% d'ici fin 2018, a annoncé Jean-Philippe André, président d'Haribo France, dans le journal Le Monde.

Une centaine d'emplois sur les 750 que comptent les deux sites français de Marseille et d'Uzès seront ainsi supprimés dans le cadre d'un plan de restructuration. Hormis la fin des CDD, les départs volontaires et en préretraite vont être privilégiés.

Le confiseur, qui va ouvrir cet été une usine géante à Grafschaft, près de Bonn (Allemagne), compte sur ce nouveau site pour fournir ses marchés au Benelux et en France. Jean-Philippe André, président d'Haribo France, a déclaré aux Echos:

"La première tranche de travaux permettra de doter le site d'une capacité de production de 75.000 tonnes par an, soit l'équivalent des ventes de la filiale française chaque année."

Cela fait déjà six ou sept ans qu'Haribo n'investit plus en France, en raison des coûts de production jugés trop élevés.

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