• Au premier semestre 2018, environ 1,02 million de passagers français ont subi un retard, une annulation ou une surréservation de vol, selon la plateforme américaine AirHelp, spécialisée dans l'indemnisation des passagers aériens.
  • Cela équivaut à des droits d'indemnisations potentiels s'élevant à 353 millions d'euros, soit une hausse de 204 millions d'euros par rapport à la même période de l'année précédente.
  • En cause: les grèves à répétition d'Air France — mais pas que. 

Retard, annulation ou surréservation de vol, nombreux d'entre vous ont dû connaître l'un de ces cas de figure ces derniers mois. Et ce n'est pas étonnant si l'on regarde les données de la plateforme américaine AirHelp, repérées en premier lieu par nos confrères des Echos. 

Environ 1,02 million de passagers français ont subi un retard, une annulation ou un surbooking de vol au cours du premier semestre 2018, ce qui leur donne des droits d'indemnisations potentiels — "potentiels" car il faut bien sûr les réclamer — s'élevant à 353 millions d'euros, soit 204 millions d'euros de plus par rapport à la même période de l'année précédente. 

Une augmentation de 58% de passagers concernés en France, a précisé aux Echos AirHelp qui donne cinq raisons pour expliquer cette hausse importante:

  • les grèves, dont celles d'Air France qui ont touché plus de 1,3 million de passagers selon RefundMyTicket
  • l'augmentation des prix des billets due à la hausse des prix du carburant,
  • la pénurie internationale de pilotes,
  • des capacités aéroportuaires insuffisantes
  • ou encore les moyens insuffisants du contrôle aérien français.

Mais ce phénomène ne touche pas que la France et ses aéroports.

En effet, au niveau mondial, 4,49 millions de passagers ont potentiellement droit de réclamer 1,9 milliard d'euros d'indemnités au premier semestre 2018, soit une hausse de 26% par rapport au montant datant du premier semestre 2017, selon AirHelp.

Le patron d'AirHelp, Henrik Zillmer, a par ailleurs estimé que la situation ne risquait pas de s'améliorer cette année, au vu du contexte actuel: "Alors que le prix du carburant augmente, nous ne nous attendons pas à ce que les compagnies aériennes réduisent leurs profits. Il est évident qu'ils vont simplement augmenter les prix des billets et faire en sorte que les voyageurs couvrent ces pertes".

Pour faire ses calculs, la plateforme AirHelp s'est basé sur des informations fournies par les compagnies aériennes, les gestionnaires d'aéroports etc.

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