Le premier magasin IKEA, dans la ville natale de Kamprad. Wikimedia Commons

Deux anciens patrons d'Ikea France sont accusés par le parquet de Versailles d'avoir participé à la mise en place d'un "système (...) à grande échelle" pour obtenir des informations sur les antécédents judiciaires d'employés ou de candidats à l'embauche, a rapporté le Monde.fr ce 14 mars 2018.

Cinq policiers et ex-policiers ainsi que deux ex-dirigeants d'Ikea France, Jean-Louis Baillot (1996-2009) et Stefan Vanoverbeke (2009-2015), sont notamment concernés par les accusations du ministère public, rendues le 2 janvier dernier.

Le premier aurait mis en place ces contrôles quasi-systématiques, tandis que l'autre aurait continué de les laisser faire.

En février 2017, le Canard Enchaîné révélait que le groupe d'ameublement était soupçonné d'avoir demandé à des policiers de consulter des des fichiers de police pour tout savoir de ses salariés, potentiels employés, voire de certains clients, et ce depuis le début des années 2000.

Chaque consultation demandée par Ikea France lui aurait coûté 80 euros, toujours selon le Canard Enchaîné

La base de données consultée serait le Système de traitement des infractions constatées (STIC), ainsi que celle des cartes grises ou permis de conduire. 

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