Francois Fillon et sa femme Penelope Fillon lors d'un meeting du candidat le 29 janvier 2017. REUTERS/Pascal Rossignol

Dans le dossier Fillon, le parquet national financier (PNF) a ouvert le 25 janvier une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

Le chef d'accusation de détournement de fonds publics correspond à une atteinte à la probité, un terme derrière lequel se trouvent la corruption, le trafic d’influence, le favoritisme, la prise illégale d’intérêt, etc.

Le champ d’intervention du PNF est très large. Il enquête également sur des fraudes fiscales très complexes, la délinquance économique et financière ou encore des paris sportifs.

Cette juridiction a été créée par une loi votée en décembre 2013, à la suite de l’affaire Cahuzac. 

Selon un rapport présenté la semaine dernière par deux députés, le PNF a ouvert 360 enquêtes à la mi-octobre 2016. Parmi elles, 162 concernent la probité (45%), dont 23 portent sur des faits de corruption d’agent public étranger.

C'est le premier motif pour les procédures en cours devant la fraude fiscale (155) et les atteintes au bon fonctionnement des marchés financiers (43).

"Le parquet national financier ne s’occupe donc pas que de lutte contre la corruption et son action va au-delà de quelques affaires bien connues", a insisté devant les députés de la commission des lois Sandrine Mazetie (PS), rapporteure du texte avec .Jean-Luc Warsmann (Les Républicains).

Le PNF emploie 15 parquetiers spécialisés et 4 assistants spécialisés en comptabilités publiques et droit boursier. Les deux élus affirment que "la légitimité du procureur de la République financier n'est aujourd'hui plus contestée", rapporte Le Point. 

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