L'Inde menace de poursuivre WhatsApp en justice après que des hoax partagés sur l'application conduisent à des lynchages

Reuters/Aaron Bernstein

  • Le gouvernement indien menace de prendre des mesures légales contre WhatsApp à la suite d'une série de lynchages déclenchés par des canulars et de la désinformation qui s'est propagée de façon virale à travers l'application.
  • Il y a eu au moins 20 lynchages au cours des deux derniers mois.
  • L'application de messagerie, propriété de Facebook, a modifié son application pour signaler les messages transférés, ce qui indique clairement quand l'information provient d'une autre source. Mais les fonctions de sécurité de WhatsApp signifient que l'entreprise ne peut pas simplement surveiller les messages pour repérer des hoax.

25 hommes ont été arrêtés en Inde dimanche 15 juillet 2018, après qu'une foule de 2000 personnes a tué un homme de 27 ans à cause de rumeurs sans fondement selon lesquelles il était un ravisseur d'enfants.

Cet incident mortel est le dernier d'une série de lynchages mortels dans tout le pays, déclenchés par des canulars sur les médias sociaux — et maintenant le gouvernement indien menace WhatsApp de poursuites judiciaires.

L'AFP rapporte que le gouvernement indien a désormais publiquement averti qu'il pourrait prendre des mesures contre WhatsApp sur le sujet, le ministère des technologies de l'information publiant une déclaration sévèrement formulée jeudi.

"WhatsApp n'a pas répondu de manière adéquate aux messages irresponsables qui circulent en nombre sur leur plateforme", dit cette déclaration. "Lorsque des rumeurs et de fausses nouvelles sont propagées par des agitateurs, le média utilisé pour une telle propagation ne peut échapper à sa responsabilité et à l'obligation de rendre des comptes."

"Si (WhatsApp) reste un spectateur silencieux, l'entreprise est susceptible d'être traitée comme complice et de faire face par la suite à une action en justice."

L'application de messagerie, propriété de Facebook, a fait l'objet d'un examen minutieux ces derniers mois en raison des hoax et de la désinformation qui circulent sur sa plateforme, conduisant parfois à une violence mafieuse mortelle. Il y aurait eu au moins 20 lynchages au cours des deux derniers mois causés par des allégations d'enlèvement d'enfants, selon The Guardian.

Les messages de WhatsApp sont cryptés de bout en bout pour des raisons de sécurité, ce qui signifie que l'entreprise ne peut pas surveiller les messages des utilisateurs à la recherche de fausses informations ou de canulars délibérés comme Facebook sur son application Messenger.

L'entreprise prend des mesures pour tenter de résoudre le problème, notamment en signalant les messages qui ont été transmis, afin d'indiquer clairement que l'expéditeur n'est pas l'auteur original du message. Il a également fait paraître des annonces d'une page entière dans les journaux pour mettre en garde contre ces canulars.

Version originale: Rob Price/Business Insider 

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  1. PIERRE GIMIE

    Menacer un moyen d'information quand c'est de la faute de ce gouvernement si les gens de ce pays ne sont pas assez éduqué sur les technologies pour avoir suffisamment de recul !
    Pourquoi dans ce cas ne pas supprimer les voitures et menacer les constructeurs automobiles parce qu'il y a des accidents de voitures ?

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