Des étudiants manifestent contre la réforme des universités de Macron devant la Sorbonne, le 10 avril 2018. REUTERS/Benoit Tessier

La police est intervenue jeudi 12 avril au soir pour évacuer des étudiants qui bloquaient l'accès d'un bâtiment de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, dans le Vème arrondissement de Paris.

"Environ 200 étudiants qui se trouvaient à la Sorbonne depuis le milieu de l’après-midi [ont voté] 'une occupation' et [refusé] de quitter les lieux", a déclaré la préfecture de police de Paris dans un communiqué. Elle avait été sollicitée par le recteur d'académie "en début de soirée".

Selon une source proche de la direction de l'université citée par Reuters, une assemblée générale interfacultés devait se tenir dans le bâtiment.

"Après trois heures de négociations infructueuses" avec les étudiants, le recteur a demandé l'intervention de la police "avec regret", a précisé le cabinet du recteur à l'AFP.

L'intervention des CRS a débuté à 21h40 et a duré une demi-heure. Selon la préfecture, elle s'est "déroulée dans le calme et sans aucun incident."

La Sorbonne sera fermée vendredi et samedi.

En revanche, sollicitée par le président de Paris I lundi, la police n'a pas procédé à l'évacuation du site de Tolbiac, dans le XIIIème arrondissement, occupé depuis le 26 mars, car les "conditions techniques et d'opportunité" n'étaient pas réunies.

Depuis plusieurs jours voire semaines, plusieurs universités — dont Montpellier, Toulouse, Rennes 2 et Paris 8 Saint-Denis — sont bloquées par des étudiants qui dénoncent la loi modifiant l'accès à l'université, dite "Ore" pour "Orientation et Réussite des Etudiants". 

Le texte veut réduire le taux d'échec en première année d'université mais revient, pour ses détracteurs, à faire une "sélection" à travers le classement des candidatures des bacheliers. La loi a été adoptée le 8 mars et publiée au journal officiel le 9 mars.

Mi-février, la contestation a commencé à l'université Paul-Valéry de Montpellier et s'est embrasée après la violente expulsion dans la nuit du 22 au 23 mars d'étudiants de la faculté de droit par des hommes cagoulés et armés de bâtons.

Interrogé par TF1 plus tôt dans la journée de jeudi, le président de la République Emmanuel Macron avait dénoncé des "agitateurs professionnels, des professionnels du désordre" et enjoint les étudiants de "comprendre que s'ils veulent avoir les examens en fin d'année, c'est mieux de les réviser parce qu'il n'y aura pas d'examen en chocolat dans la République."

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