Jean-Claude Juncker avec la première ministre britannique Theresa May, le 21 octobre 2016. REUTERS/Yves Herman

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a fait part samedi 11 février de ses craintes de voir la Grande-Bretagne tenter de diviser l'Union européenne en faisant des promesses différentes à chaque pays membre lors des négociations sur le Brexit.

"Les 27 autres pays de l'UE ne le savent pas encore mais les Britanniques savent parfaitement comme ils doivent s'y prendre", a expliqué Juncker à la radio allemande Deutschlandfunk.

"Ils peuvent promettre une chose à un pays A, une autre chose à un pays B et encore une autre à un pays C dans le but qu'il n'y ait pas de front uni européen", a-t-il précisé.

La Première ministre britannique, Theresa May, a obtenu le feu vert de la Chambre des communes pour invoquer l'article 50 du Traité européen de Lisbonne, point de départ d'une période de deux ans de négociations destinées à fixer les modalités de la séparation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

La procédure devrait être déclenchée avant la fin du mois de mars, bien que la date n'ait pas encore été précisée.

Cette période délicate s'inscrit dans un contexte d'instabilité marqué par la question récurrente du maintien de la Grèce dans la zone euro et par l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

"Concernant Trump et le Brexit, tout le monde dit: 'C'est une grande chance pour l'Europe. L'heure est venue de serrer les rangs et de marcher d'un même pas'", a poursuivi Juncker.

"Je souhaite que cela soit le cas, mais est-ce que c'est ce qui va se passer ? J'ai des doutes. Parce que les Britanniques peuvent diviser sans trop d'efforts les 27 autres Etats membres".

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