Paulin Dementhon, fondateur de Drivy. Drivy

Paulin Dementhon, fondateur de Drivy. Drivy

Paulin Dementhon est le fondateur et CEO de Drivy. Fondée fin 2010, sa startup de location de voitures entre particuliers est aujourd'hui présente dans cinq pays, emploie 80 personnes et a réuni un million de membres. 

En 2017, financé par sa dernière levée de fonds de 31 millions d'euros en avril 2016, il va accélérer son expansion internationale en ouvrant de nouveaux pays d'Europe et continuer à innover sur le produit pour le rendre plus simple, grâce, notamment à son boîtier Drivy Open qui permet d'accéder à une voiture avec l'application pour seule clé. 

Alors qu'une nouvelle année se prépare, nous inaugurons avec Paulin Dementhon notre série sur "le Futur, vu par ceux qui le préparent".

Business Insider France: comment voyez-vous le futur du transport et de la mobilité dans 20 à 25 ans ? 

Paulin Dementhon: Dans 20-25 ans, il n'y aura probablement plus de voitures conduites par des humains. La voiture sera quelque chose qui relèvera d'une expérience. Ce ne seront pas des voitures mais des robots. Qui feront d'autres choses. Je loue un robot pour aller passer le weekend à Saint-Malo, il fera des tas de choses. Aujourd'hui, c'est juste rouler à 130km/h. Au lieu d'acheter un transport de A à B, je loue un robot qui fait plein de choses — c'est K2000 qui vient me chercher. Drivy sera la plateforme pour obtenir un robot.

Cela va va avec la fin de la propriété. Il y aura plus de sharing, de partage. Les passionnés auront leur voiture comme certains ont des chevaux. La question pour nous est comment on va fusionner la location — Zipcar, Drivy — et la réservation de trajets — Uber, Blablacar. La différence c'est que aller du point A au point B c'est une commodity.

En quoi Drivy est aujourd'hui en train de préparer la société à ce changement ? 

Aujourd'hui, une voiture est utilisée 5% du temps. Nous sommes une plateforme de mobilité, sur le marché du transport à la demande. Notre objectif est de rendre le service plus simple pour que les gens s'en servent plus souvent.

On cherche à promouvoir l'idée que les gens montent un business autour de Drivy. Il n'y a pas d'obstacles légaux, pas de plaques, pas de licences. C'est mieux que d'acheter une voiture. A terme, nous serons ainsi un concurrent de la propriété.

On transforme les villes pour le mieux. C'est une valeur pour nous: offrir plus de liberté et libérer de l'espace de stationnement. 

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Drivy Open. Facebook/Drivy

Drivy Open. Facebook/Drivy

Aujourd'hui la voiture connectée c'est comme le mobile avant Android et iOS. Mais un standard va émerger et des app stores vont s'imposer dans deux ou trois ans. Sur Drivy Open, le hardware est juste un bridge. La partie software est ce qui est vraiment intéressant. On ne fait pas de marge sur le boitiers. Nous sommes encore très concentrés sur l'innovation du produit: notre objectif est de changer radicalement le produit et nous faire oublier.

Ensuite, la voiture autonome disponible va accélérer le partage. Il y aura moins de voitures, qui seront utilisées davantage. 

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