Elliot dans "Mr. Robot". USA Network

Rami Malek dans "Mr. Robot". USA Network

Mis hors ligne l'espace de quelques heures lundi 28 novembre, le site de piratage Zone-telechargement.com était à nouveau accessible mardi en début d'après-midi.

Contactée par Business Insider France, la Gendarmerie nationale ne se dit pas inquiète de cette remise en ligne. "Ce n'est qu'une façade, il n'y a rien derrière."

En effet, à 16h ce mardi 29 novembre, le plus grand site de téléchargement illégal français — avec 3,7 millions de visiteurs uniques par mois — était une coquille vide. Lorsque l'on clique sur un lien, une page d'erreur 522 s'ouvre.

La raison est simple : le site Zone-Telechargement.com est couplé à DL-Protect, une plateforme tenue par les mêmes propriétaires d'après Numérama, et qui a également été mise hors ligne par les autorités françaises. Si Zone-Telechargement.com est revenu, DL-Protect n'est toujours pas en ligne. 

Capture d'écran "dl-protect.com" faite le 29 novembre 2016 à 16h. Business Insider France

Capture d'écran "dl-protect.com" faite le 29 novembre 2016 à 16h. Business Insider France

Un compte Twitter du nom de "Zone Telechargement", créé ce mardi 29 novembre, affirme en ligne "faire au plus vite" pour résoudre le "souci".  

Contacté, le propriétaire du compte Twitter qui dit travailler pour la partie "communication, partage" de Zone-Telechargement, souhaite avant tout rassurer les utilisateurs du site. "Ils ne courent aucun risque", affirme l'internaute. "La mise en fonction de ZT est secondaire."

"Nous sommes un site de partage et non un [hébergeur], ce qui fait que DL-Protect est externe à notre activité", précise-t-il, tout en admettant travailler pour "trouver une solution afin de remédier à cette 'panne'."

'Un jeu sans fin'

Reste qu'en terme d'image, le retour de Zone-Telechargement est problématique pour la Gendarmerie nationale.

"C'est un jeu sans fin", nous explique-t-on. "On va retravailler pour que le site soit à nouveau inactif, et ils vont essayer de le remettre."

Le compte officiel de la Gendarmerie nationale avait annoncé lundi soir la "fermeture" du plus gros site de partage de liens de téléchargement illégal français. Il a invoqué un "préjudice de 75 millions d'euros".

La mise hors ligne du site avait suscité l'énervement de nombreux internautes — on comptait lundi soit plus de 50 000 tweets à ce sujet, selon le Figaro

De son côté, le parquet de Toulouse ne souhaite pas communiquer sur l'affaire en cours. 

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