Capture d'écran iPhone. Business Insider France

Capture d'écran iPhone. Business Insider France

Le quotidien britannique The Guardian a trouvé une nouvelle astuce pour attirer les lecteurs sur ses articles.

Pour Martin Belam, journaliste en charge des réseaux sociaux et des nouveaux formats au sein du titre, il est important "d'aller où se trouve l'audience ; sur le mobile".

Et en particulier, sur Messenger, la messagerie de Facebook, où le Guardian diffuse des informations de manière automatisée, depuis le 7 novembre dernier.

Le principal avantage se trouve sur l'écran d'accueil de nos smartphones : sur le logo de l'application, la majorité des utilisateurs a activé la présence d'une petite pastille rouge qui indique lorsque l'on a un message non lu.

"Ce petit numéro est vraiment ennuyeux", observe Martin Belam. 

"Les gens veulent vraiment faire disparaître ce petit nombre inscrit en rouge."

Conséquence : ils ouvrent l'application et lisent le message que le robot du Guardian leur a envoyé. Il y a donc plus de chance qu'ils ouvrent un ou plusieurs des articles sélectionnés par le quotidien anglais.

A l'occasion de la 8e conférence annuelle sur les Nouvelles pratiques du journalisme (NPDJ) organisée par les écoles de journalisme Sciences Po Paris et de Columbia à New York, Martin Belam a présenté ce nouveau "chatbot" du Guardian, lancé le 7 novembre dernier en partenariat avec Facebook Messenger.

Son fonctionnement est simple : on l'ajoute sur la messagerie de Facebook comme un ami, et il enverra un message, chaque matin, avec un condensé de l'actualité du jour. Il est possible de choisir à quelle heure on souhaite recevoir ce message, entre six, sept et huit heures du matin.

guardian-ok

Capture d'écran du nouveau chatbot du Guardian

Fin décembre 2015, le journaliste Vincent Glad mentionnait déjà ce réflexe évoqué par Martin Belam dans un billet sur son blog sur Libération intitulé "La phobie des 'non lus' et la tyrannie des chiffres sur Internet":

"Les chiffres nous maintiennent sans cesse sous pression : leur augmentation sous nos yeux est le signe que l’on est en train de rater quelque chose", écrivait-il.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Il y a un secteur de la tech où les Français peuvent gagner 33% de plus que la moyenne nationale