Un employé vérifie les ventilateurs des mineurs dans une ferme à cryptos au Canada. Reuters/Christinne Muschi

Les grandes manoeuvres ont commencé. La principale plateforme d'échange de bitcoins, Coinbase, a annoncé lundi 2 juillet le lancement effectif de Custody, son service premium destiné aux investisseurs institutionnels.

Désormais, les banques, compagnies d'assurance, fonds de pension et fonds communs de placement vont pouvoir investir dans les cryptomonnaies. La société californienne a tout prévu pour simplifier les démarches : elle propose de s'occuper du stockage et de la sécurité. "La mission de Coinbase Custody est de rendre accessible l'investissement des cryptomonnaies pour n'importe quelle institution financière ou fonds d'investissement dans le monde", indique le blog de l'entreprise.

Selon Coinbase, 10 fonds ont déjà fait appel à ses services, dont certains prestigieux comme 1confirmation, une structure dirigée par Peter Thiel (l'un des premiers investisseurs de Facebook) ou MetaStable, un fonds spécialisé dans les crypto-actifs soutenu par les stars du capital-risque Andreessen Horowitz, Sequoia Capital et Union Square Ventures. À noter que pour l'instant, aucune structure dite "traditionnelle" n'en fait partie. Coinbase table sur 100 clients d'ici la fin de l'année, anticipant cinq milliards de dollars d'investissements sous leur contrôle.

Pour espérer souscrire à Coinbase Custody, il faut montrer patte blanche et surtout la profondeur de son portefeuille : le ticket d'entrée est fixé à 10 millions de dollars, il faut s'acquitter d'un paiement de 100.000 dollars et la société prélève une commission mensuelle de 0,1% sur les actifs détenus.

Coinbase compte plus de 20 millions de clients particuliers à travers le monde. C'est autant que Fidelity Investments et deux fois plus que Charles Schwab, deux des courtiers parmi les plus populaires aux États-Unis. Fidelity gère en revanche 7.000 milliards de dollars d'actifs et Coinbase "seulement" 20 milliards. Son effectif est passé de 100 à 300 salariés en l'espace d'un an. Son fondateur Brian Armstrong (35 ans) prévoit d'atteindre les 450 employés dans le courant de l'année prochaine. En février 2018, le magazine américain Forbes avait évalué sa fortune à un milliard de dollars.

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Coinhouse, la solution made in France

Mi-juin, Coinhouse (ex-Maison du Bitcoin) a annoncé un produit similaire à destination des investisseurs institutionnels français et européens. Son responsable marketing, Brian O'Hagan, juge auprès de Capital que sa société se distingue de Coinbase sur trois points essentiels : Coinhouse autorise les dépôts à partir d'un million d'euros (au lieu de 10 millions chez Coinbase), dispose d'une politique de sécurité plus transparente en utilisant la technologie Vault de la start-up Ledger et propose une solution européenne. "Il est important d'avoir un acteur de custody européen pour les sociétés de gestion européennes. Cela pose une question de souveraineté des fonds", souligne-t-il.

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