Le président de la BCE Mario Draghi à Francfort le 17 novembre 2017. REUTERS/Ralph Orlowski

La Banque centrale européenne a récemment diminué son soutien à l'économie européenne

Son président, Mario Draghi, est revenu, ce vendredi 17 novembre, lors du Congrès bancaire européenne à Francfort, sur les raisons qui poussaient la BCE à être confiante pour la croissance économique dans la région et donc à diminuer les rachats d'actifs à partir de janvier.

Dans son discours, Mario Draghi expose trois arguments. 

"La zone euro est au cœur d'un solide développement économique. Le PIB a progressé pendant 18 trimestres consécutifs, et les dernières données et sondages pointent vers une croissance continue devant nous", a-t-il indiqué en préambule.

Voici ses trois arguments: 

1— Les principaux "vents contraires" qui freinaient la croissance depuis plusieurs années se sont dissipés.

Pesaient jusqu'ici sur la croissance européenne notamment la croissance mondiale et le commerce international, ainsi que le désendettement des entreprises et des ménages. 

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Un navire de Hanjin au large de Long Beach, en Californie, septembre 2016. REUTERS/Lucy Nicholson

2— Les moteurs de la croissance sont de plus en plus endogènes.

"Au début de la reprise, les principaux moteurs étaient la chute du prix du pétrole et la politique monétaire", dit Mario Draghi. Désormais, la "croissance s'auto-alimente". 

La consommation des ménages reprend, grâce à un "cercle vertueux de hausse des salaires et hausse de l'emploi". Le taux d'emploi dans la zone euro a ainsi atteint son plus haut niveau à date, et le chômage est à son niveau le plus bas depuis 2009. 

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Des clients du centre commercial de Bercy à Charenton Le Pont. REUTERS/Charles Platiau

3 — L'économie est plus résistante face à de chocs futurs.

Les pays de la zone euro convergent de plus en plus sur divers indicateurs comme le chômage, la croissance du PIB et les conditions de crédit, et le secteur financier est plus solide, explique Mario Draghi. 

Résister à la pression de son opposant: c'est tout l'enjeu du sumo. Flickr/Takato mauri

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