Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg.
Facebook

  • Mark Zuckerberg a dit au Congrès américain qu'il était "d'accord sur le fait que nous sommes responsables du contenu" de Facebook. 
  • C'est une déclaration forte de Zuckerberg, qui disait auparavant que Facebook n'était pas un média, et donc pas responsable de ce qui était publié sur la plateforme.
  • Twitter, Google et d'autres firmes de la tech ont fait des déclarations similaires. 

"Je suis d'accord avec le fait que nous sommes responsables du contenu [de Facebook]", a déclaré Mark Zuckerberg devant les chambres du Congrès des États-Unis, mardi 10 avril. 

En une simple phrase, Zuckerberg a torpillé une chose à laquelle s'accrochait la Silicon Valley depuis toujours: les plateformes ne sont pas responsables des contenus que publient les utilisateurs. 

C'est un argument que les sociétés comme Twitter, Google et même Facebook ont longtemps invoqué, afin d'expliquer pourquoi elles prennent souvent du temps à réagir aux problèmes d'incitation à la haine, de harcèlement et de désinformation sur leurs services.

Facebook a même déclaré ne pas être une entreprise des médias, et n'avoir aucun intérêt à prendre des décisions éditoriales — sous-entendant que c'est principalement aux utilisateurs de déceler le vrai du faux. Si le réseau social a mis en place plusieurs outils pour détecter les fake news et la désinformation, elle a longtemps rejeté la responsabilité ultime sur les utilisateurs. 

Maintenant que Zuckerberg a déclaré, au cours d'une audition extrêmement publique, que Facebook était responsable du contenu publié sur le réseau social, ces excuses ne tiennent plus. 

Plus tard dans son témoignage, Zuckerberg a tenté de revenir en partie sur ce commentaire. 

"J'accepte notre part de responsabilité sur le contenu, mais nous ne produisons pas le contenu", a-t-il dit. Il a ajouté que s'il voyait Facebook comme une firme tech, et non pas comme une entreprise média, il avait une certaine responsabilité à l'égard de ses utilisateurs. Il a toutefois précisé que cette responsabilité n'était pas de nature éditoriale.

Le pavé est dans la mare, maintenant. Et il y aura forcément des répercussions, comme en témoignent ses détracteurs, qui ont utilisé ses propres remarques contre lui. 

Facebook n'a pas souhaité faire de commentaire immédiat à Business Insider US.

Version originale: Matt Weinberger/Business Insider

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