Le terroriste du Westminster Bridge, Khalid Masood. PA

  • Un rapport du contre-terrorisme britannique qui a fuité a recommandé d'investir dans le code.
  • Le MI5 surveille actuellement 3000 personnes, mais manque de ressources pour 20.000 autres personnes.
  • Les attaques du London Bridge, de Westminster et de Manchester étaient toutes en lien avec des suspects étant sur la vaste liste des "risques faibles."
  • L'algorithme devrait signaler quand des suspects à faible risque deviennent à haut risque. 

Les officiels de l'anti-terrorisme britannique devraient développer un algorithme pour identifier automatiquement des suspects terroristes et les signaler aux autorités, recommande un rapport officiel qui a fuité. 

Ce rapport, obtenu par le quotidien britannique The Guardian, dit que le MI5, le renseignement intérieur britannique, devrait investir dans le développement informatique et élargir le nombres de personnes qu'il peut surveiller simultanément. 

À l'heure actuelle, les renseignements britanniques surveillent activement près de 3000 personnes qu'elles pensent susceptibles de commettre des actes terroristes. 

Il ont aussi conscience de près de 20.000 personnes supplémentaires, qui sont classées à faible risque et ne sont donc pas surveillées quotidiennement par manque de ressources. 

Les médias ont suggéré que le terroriste de Manchester Salman Abedi, celui de Westminster Bridge, Khalid Masood et les terroristes du London Bridge, faisaient tous partie de cette catégorie. 

Le rapport, réalisé par le gouvernement par le juriste et diplomate David Anderson QC, indiquerait que les agences de renseignements peuvent utiliser les informations obtenues de l'usage des smartphones et d'internet pour signaler quand de telles personnes deviennent à haut risque. 

Cela complèterait le travail des analystes humains qui existent déjà, plutôt que de les remplacer, dit le rapport, et "réduirait les chances de passer à côté de quelque chose."

Les compte-rendus ont été achevés et remis au gouvernement en octobre, mais n'ont pas été rendus public. 

Peu après que l'article du Guardian a été publié, Anderson a tweeté qu'il n'en parlerait pas avant leur publication officielle. Il n'a pas nié l'exactitude des révélations.  

Version originale: Kieran Corcoran/Business Insider UK

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