Le DG de Microsoft Satya Nadella lors d'une conférence à Dublin, le 3 octobre 2016. REUTERS/Clodagh Kilcoyne

Microsoft a donné 250.000 dollars (234.000 euros), en argent et en prestations de services, pour l'investiture du Président Donald Trump, selon le site Politico. 

Google et Amazon ont également participé, pour un montant et une aide technique tenus secrets, malgré les protestations des trois entreprises contre le très décrié décret anti-immigration de Donald Trump.

Microsoft a déposé sa contribution le 28 décembre, selon les déclarations éthiques fédérales, trouvées par Politico. Google a fourni un livestream de l'événement et fait un don dont le montant est pour l'instant inconnu. Amazon a également fait un don.

Facebook n'a pas participé financièrement mais le groupe a fourni un photomaton Instagram et a fabriqué un mini bureau ovale. (Selon un autre article, Facebook a créé le mini bureau ovale pour les conventions des deux partis, républicain et démocrate.)

Uber et Twitter ont indiqué à Politico n'avoir pas fait de contributions. Apple n'a pas encore commenté l'information, mais le groupe s'était explicitement retiré de toute participation à la convention nationale du parti républicain, dénonçant les remarques controversées de Donald Trump sur les femmes et les minorités.

La participation d'autres entreprises de la tech pourrait être dévoilée si leur don a été effectué après le 31 décembre, date limite à laquelle l'organisateur de l'événement devait remplir les documents sur ses plus récents financements.

Ces informations révèlent la fragilité des relations de la Silicon Valley avec le président Trump.

Plusieurs de ses hauts dirigeants, parmi lesquels la directrice des opérations de Facebook Sheryl Sandberg et le directeur général d'Apple Tim Cook, ont rapidement rencontré Trump avant son investiture. Le fondateur de Tesla et SpaceX, Elon Musk, a rejoint le comité de conseil économique de Donald Trump, une situation qu'il l'a exposé ces deux dernières semaines à de nombreuses critiques sur Twitter.

Mais le décret anti-immigration de Trump sur les réfugiés et les immigrés de sept pays majoritairement musulmans a provoqué de nombreuses protestations dans la Silicon Valley.

Le directeur général de Microsoft Satya Natella a déclaré qu'il n'y avait pas de place pour l'intolérance, et l'entreprise a décrit ce décret comme un retour en arrière.

Le cofondateur de Google Sergey Brin a indiqué qu'il était indigné par l'executive order lors d'une manifestation, alors que des employés de Facebook en signe de boycott ont déclaré qu'ils ne prendraient plus l'avion au sein des Etats-Unis pendant 90 jours, le temps que dure le décret temporaire.

Plus de 100 entreprises, dont celles citées ci-dessus, ont également signé la semaine dernière un amicus brief, pour s'opposer juridiquement au décret anti-immigration.

Note: Jeff Bezos est un investisseur de Business Insider à travers sa société d'investissement personnelle, Bezos Expeditions.

Version originale : Shona Gosh/Business Insider

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