Le secrétaire du Brexit, David Davis (L) avec le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier Reuters/Francois Lenoir

Des sources au sein l’Union européenne tournent en dérision l’appel à une intensification des négociations sur le Brexit de la part du gouvernement britannique. Ces mêmes sources indiquent que les équipes n'ont même pas assez de sujets à discuter durant les débats ce mois-ci.

Downing Street a déclaré mardi être "prêt à intensifier les négociations" dans la mesure où, "typiquement [avec] les négociations, à mesure que le temps se passe, le rythme s'intensifie".

Les derniers rapports dans la presse indiquent que le gouvernement s'est préparé à l’éventualité de "négociations continues". Ainsi, les débats autour du Brexit devraient s'étendre sur plusieurs semaines afin de trouver un terrain d'entente et démêler le nœud du problème.

Cependant, une source de l'Union européenne a déclaré au Times:

"Nous avions dit que nous pouvions assumer plusieurs tours [de négociations], si c'est ce qu'ils souhaitent et s'il y a matière à débattre. Mais honnêtement, nous n'avons plus rien à dire."

"Nous avons besoin de négocier. En quelques jours, nous sommes arrivés deux fois à bout de souffle au cours des sessions deux et trois. Alors que ferions-nous si ces débats devenaient de plus en plus fréquents?"

La semaine dernière, le négociateur principal du Brexit pour l'UE, Michel Barnier, a déclaré: "Le temps file. Il s'écoule très vite. S'il le faut, à l'Union européenne, nous sommes déjà préparés à l'éventualité d'accroître et d'intensifier le rythme de ces négociations."

Les équipes doivent faire "suffisamment d’efforts" d'ici octobre sur trois points-clés afin que le Conseil européen donne son aval pour passer à autre chose et rebondir sur les relations futures entre l'UE et la Grande-Bretagne.

Les deux partis doivent donc s'accorder sur les problématiques de droit citoyen, le problème de la frontière irlandaise et les obligations financières de la Grande-Bretagne afin d’avancer.

Le prochain tour de négociations est prévu pour le 18 septembre, trois semaines après le dernier, qui devrait montrer que les négociations sont déjà en train de s'accélérer, après une parenthèse de quatre semaines.

Le négociateur du Parlement européen a proposé de retarder le débat si le Royaume-Uni le demande, plutôt que de forcer une intensification des échanges.

Guy Verhofstadt a indiqué aux membres du Parlement : "Il est possible que le prochain tour de négociations se déroule durant la dernière semaine de septembre, et non pas la troisième."

"Apparemment, une importante intervention de la Première ministre britannique est à prévoir dans les jours à venir, a priori autour du 21 septembre. Il serait donc un peu absurde qu’elle se confonde avec ce tour de négociations".

La Première ministre britannique Theresa May doit donner un discours sur les futures relations qu'elle désire entretenir avec l'Union européenne après le Brexit.

Version originale: Adam Becket/Business Insider UK

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